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Modernisation du système de justice :  Amos précurseur

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Modernisation du système de justice :  Amos précurseur

Rattrapage du mercredi 3 juin 2020
Un maillet déposé sur son socle.

Les audiences reprennent dans les palais de justice.

Photo : Unsplash / rawpixel

Depuis plusieurs années, l'Abitibi-Témiscamingue fait office de précurseur en matière de modernisation de services juridiques. La région sert maintenant de modèle au Québec.

Jonathan Tondreau, procureur aux poursuites criminelles et pénales, a rappelé que la Ville d'Amos a permis de propulser le développement de la technologie. Par exemple, la mise en place de comparutions téléphoniques.

Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsqu’un individu est arrêté après avoir commis une infraction criminelle, il peut être remis en liberté par les policiers ou il peut être amenées à comparaître devant le juge, dit-il. Il n’y a pas de juge résident dans le Nord-du-Québec, ce qui fait qu’autrement, et je parle du début des années 90 ou jusqu’au début des années 90, ces personnes-là étaient amené pour comparaître devant un juge dans le sud du Québec, alors je fais référence à la région d’Amos. Ça pouvait mener à l’occasion au résultat qui était quelque peu absurde ou un procureur de la Couronne, qui est devenue un procureur aux poursuites criminelles et pénales par la suite, procédait à une remise en liberté de la personne. Ce qui fait que la personne pouvait être amenée par exemple de Salluit jusqu’à Amos, faire un trajet d’avion qui pouvait prendre jusqu’à 14 jours pour recevoir des conditions de remise en liberté, puis par la suite retourner au Nord.

En 2012, les visioconférences se sont ajoutées pour répondre aux délais et pour permettre les comparutions dans des communautés. Dans le système de justice criminel, c’est en Abitibi-Témiscamingue que ça s’est opéré véritablement. Ça fait environ 8 ans que c'est en place chez nous. Le système fonctionne bien. Et là où ça devient très intéressant par rapport à la pandémie mondiale qui sévit actuellement c’est que ce système-là est en train d’être implanté ailleurs dans d’autres régions au Québec, poursuit Me Tondreau.

Les succès et les ratés vécus en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec permettront d’adapter ces systèmes ailleurs.

Cette année, des pôles de détentions ont été créés pour des détenus dans les communautés de Puvirnituq et Kuujjuaq.

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