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Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

La fatigue Zoom, qu'est-ce que c'est?

Rattrapage du jeudi 21 mai 2020
Un homme dort dans son lit.

Les nombreuses visioconférences en cette période de confinement peuvent occasionner de la fatigue, qu'on appelle la fatigue Zoom.

Photo : iStock

Le travail en visioconférence est devenu pour plusieurs la seule façon de poursuivre le travail ou les cours en cette période de confinement. Avec ces nouvelles habitudes s'est aussi développé un nouveau phénomène, la fatigue Zoom, qui fait référence au logiciel de vidéoconférence Zoom.

Caroline Perron, professeure au département de psychologie du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, explique ce que l’on sait à propos de cette fatigue Zoom. Que l'on utilise Google Meet, Messenger, Skype, FaceTime ou Zoom, la situation actuelle de confinement nous oblige souvent à passer de longues périodes devant un écran, ce qui peut engendrer de la fatigue.

Ça demande une adaptation du corps, tant au niveau visuel, les yeux, la lumière que l’écran va dégager aussi, ça peut venir faire des changements, des dérèglements au niveau de la sécrétion de la mélatonine, qui est directement liée à la qualité de notre sommeil, donc ça peut faire partie de l'élément de fatigue [qu'on ressent], mentionne la professeure.

On sait que, cognitivement, après 50 minutes de concentration sur un même objet, le cerveau se fatigue et perd sa concentration, ajoute-t-elle.

Elle recommande donc de prendre une pause toutes les 50 minutes au moins, comme de regarder au loin ou de se lever.

Le logo de Google Chrome sur un fond gris foncé.

Le mode sombre fatigue moins les yeux dans les environnements peu éclairés et peut allonger la durée d'une charge de la pile de son téléphone.

Photo : Google

Les effets des nombreuses sessions de visioconférence peuvent aussi se faire sentir dans notre corps, surtout si on n’a pas accès au bon matériel, comme une chaise ergonomique. De plus, l’environnement de la maison présente des avantages, mais aussi certains désavantages. Ce n’est pas tout le monde qui a un espace de travail aussi bien organisé chez soi qu’au travail, et on a généralement plus de stimulus à la maison, surtout lorsque d’autres personnes s’y trouvent aussi.

Quand on n’a pas de lieux séparés, c’est coûteux en énergie parce qu’on est porté à regarder d’autres choses, les tâches qu’on a à faire, puis de la difficulté à séparer travail et décrochage à la maison, dit-elle. Par exemple, on peut être davantage porté à consulter notre écran et lire nos courriels, ce qui peut nous rendre plus productifs, mais moins présents lors des moments hors travail.

Les bonnes pratiques

Caroline Perron tient à souligner la différence entre un phénomène obligé et un phénomène de choix.
Lorsque la situation nous est imposée comme présentement, c’est sûr que la motivation est moins grande [...] Quand on n’est pas motivé, on a moins envie de s’impliquer et de s’appliquer, donc le décrochage est plus présent, dit-elle.

Par conséquent, elle conseille aux enseignants ou aux personnes qui animent les réunions d’interpeller les autres participants, de leur poser des questions, de faire des conférences individuelles afin de s’assurer qu’ils demeurent concentrés. Elle recommande par ailleurs d’offrir aux gens la possibilité de se s'exercer à utiliser l'application avant, car les premiers essais peuvent s’avérer stressants pour ceux qui connaissent moins bien le fonctionnement des logiciels de visioconférence.

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