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Les chevreuils plus nombreux dans la région?

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Les chevreuils plus nombreux dans la région?

Rattrapage du mercredi 20 mai 2020
Un chevreuil dans la neige.

L'abondance de neige rend la vie difficile au chevreuil pendant la saison hivernale.

Photo : Daniel Brassard

Quel est l'état de la population des cerfs de Virginie en Abitibi-Témiscamingue? Caroline Trudeau, biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, indique qu'on en trouve beaucoup moins qu'auparavant dans la région.

On est plutôt dans des périodes où les populations sont plus basses qu’elles l'ont déjà été dans le passé, indique Caroline Trudeau. En effet, on ne trouve maintenant que de petites pochettes de cerfs dans la région.

Elle explique que les hivers rigoureux des dernières années, avec des averses de neige abondantes ou de grands froids, ont pu rendre la survie des cerfs plus difficile.

Le cerf, c’est vraiment un animal beaucoup plus petit avec des pattes beaucoup plus courtes que l’orignal, donc aussitôt qu’on atteint 50 centimètres de neige au sol en hiver il y a déjà des problématiques au niveau des déplacements, note-t-elle en comparant le cerf de Virginie à l'orignal.

Deux cerfs de Virginie, communément appelés chevreuils

Deux cerfs de Virginie, communément appelés chevreuils

Photo : La Presse canadienne

Lors du dernier inventaire, effectué en janvier 2019, on a constaté que la taille du réseau de pistes des cerfs avait diminué, tout comme le nombre de pistes. Caroline Trudeau souligne que les cerfs tentent de se confiner dans des habitats plus résineux, qui limitent le couvert de neige au sol afin de faciliter ses déplacements et limiter les dépenses énergétiques.

Que faire?

Caroline Trudeau remarque que le portrait de la population des cerfs de Virginie a beaucoup changé depuis les années 50 et les années 60, période où le cerf était plus abondant et réparti dans la région.

Deux éléments principaux ont eu un rôle à jouer selon elle : la modification du territoire par les activités humaines et la fluctuation naturelle de la population des cerfs de Virginie. Elle mentionne notamment l’exploitation forestière, ce qui crée des sites de nourriture pour l’orignal.

Ce qui est arrivé, c’est un peu une compétition entre espèces et c’est l’orignal qui a été favorisé donc l’orignal est maintenant plus abondant, le cerf peine un peu plus à se trouver un habitat, explique Caroline Trudeau.

Le cerf a une bonne capacité de reproduction, et la biologiste croit que la population va connaître un certain regain lors d’hivers plus doux viendront dans les prochaines années
Il n’y a pas raison de croire que ça ne va pas remonter, conclut-elle.

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