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Le casse-tête du retour en classe

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Le casse-tête du retour en classe

Rattrapage du mardi 28 avril 2020
Une petite fille avec un sac à dos vue de dos alors qu'elle entre dans la cafétéria d'une école.

Le déconfinement scolaire présente plusieurs défis.

Photo : Getty Images / SDI Productions

Le retour graduel à l'école, annoncé par le gouvernement Legault hier, le lundi 27 avril, suscite de nombreux questionnements. Yves Bédard, directeur général du centre de services scolaires de Rouyn-Noranda, reconnaît que beaucoup de précisions devront être apportées au cours des prochaines semaines.

On ne peut pas être contre le retour à l’école, c’est notre mission première, mais il y a beaucoup beaucoup de questions qui restent sans réponse, lance Yves Bédard.

Il affirme que la préparation au retour à l’école représente un casse-tête extraordinaire. Les mesures de distanciation physique, les classes, le nombre d’enseignants, la gestion du transport, tous ces éléments demeurent incertains.

L’école ne sera pas la même, il ne faut pas penser qu’on va revenir que comme c’était avant, c’est impossible.

Le directeur général du centre de services scolaires de Rouyn-Noranda, Yves Bédard

Dans les classes et les autobus

Yves Bédard fait un appel aux parents de la région afin de planifier la composition des classes et la gestion du transport scolaire. En effet, les classes devront compter 15 élèves ou moins.

Ça va être très important que nous puissions savoir qui va rester à la maison, dit-il, car il faudra réorganiser les groupes afin de respecter le nombre d’élèves maximum par classe. Il précise que les parents seront appelés, non pas pour leur mettre de la pression, mais pour permettre au centre de services de planifier les mesures en fonction du nombre d’élèves. En cas de besoin, les locaux des écoles secondaires pourront être utilisés.

Des autobus scolaires stationnés.

Les autobus scolaires sont stationnés depuis maintenant six semaines.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Un transfert d’établissement implique une révision du transport scolaire, un autre aspect qui soulève de nombreuses questions.

En Abitibi-Témiscamingue, nos transporteurs n’ont pas une flotte d’autobus à l’infini, on a le nombre d’autobus nécessaire pour le nombre d’élèves, observe M. Bédard. Habituellement, deux ou même trois élèves, pour les plus petits, peuvent être assis sur le même banc, ce qui ne sera pas possible dorénavant.

Il faut essayer de voir ça comme un défi, un défi qu’on peut relever. Vous savez depuis le début de la pandémie il y a une collaboration incroyable […] Je pense que tout le monde ensemble on va trouver les meilleures solutions pour trouver un service de qualité pour les élèves, indique Yves Bédard, précisant que des efforts seront déployés pour les élèves à l’école tout comme ceux qui resteront à la maison.

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