•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une abitibienne en confinement en Italie

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Une abitibienne en confinement en Italie

Rattrapage du vendredi 13 mars 2020
 Un homme portant un masque de protection passe devant le Colisée, à Rome.

En Italie, des milliers de personnes ont contracté la COVID-19.

Photo : Getty Images / ALBERTO PIZZOLI

Rachel Gaulin, qui vient de Mont-Brun et réside maintenant en banlieue de Naples, rapporte que ses activités quotidiennes sont bouleversées en raison du coronavirus.

Chaque jour est un test, rapporte-t-elle. D’abord il faut toujours traîner avec soi un formulaire qui indique où on va, d’où on vient, l’adresse où on réside parce qu’on peut toujours être contrôlé par la police.
Cette mesure a été mise en place afin d’éviter les déplacements d’une ville à l’autre. Donc, Rachel Gaulin peut seulement se rendre à Naples si elle doit travailler, avoir accès à des soins de santé ou acheter des aliments qu’on ne trouve pas dans son secteur.

Rachel Gaulin pose pour une photo devant une haie de cèdres.

L'Abitibienne Rachel Gaulin vit maintenant en Italie.

Photo : Gracieuseté : Rachel Gaulin

Cette mesure a été mise en place afin d’éviter les déplacements d’une ville à l’autre. Donc, Rachel Gaulin peut seulement se rendre à Naples si elle doit travailler, avoir accès à des soins de santé ou acheter des aliments qu’on ne trouve pas dans son secteur.

Ça change vraiment la dynamique et chaque jour est un défi.

Rachel Gaulin, une Abitibienne qui vit présentement en banlieu de Naples, en Italie

Rachel Gaulin raconte que son amie lui a envoyé une photo d'une file d'attente d'une cinquantaine de personnes à l'extérieur d'un petit supermarché. Il y a toujours la peur d’en manquer et c’est la même chose avec tous les items de la vie quotidienne.
Les loisirs et les activités se trouvent également chamboulés par les mesures de prévention : les messes, les funérailles, les cafés, les restaurants, les marches avec son chien, les évènements sportifs, les loisirs comme le vélo, etc. Ça commence à limiter pas mal notre vie, reconnaît-elle.

Une femme fait du jogging devant le stade San Siro de Milan, où doit être joué un match à huis clos en raison du COVID-19.

Le soccer italien a été chamboulé par le COVID-19, avec des matchs joués à huis clos en Série A et l'équipe U23 de Juventus a suspendu ses activités.

Photo : Associated Press / Claudio Furlan

Même son de cloche du côté des emplois et de l'économie.

Ça va être très dur pour l’économie, pour les petits commerces, en particulier dans le sud de l’Italie, croit Mme Gaulin. C’est beaucoup une économie de petits commerces, de petites business, si vous voulez.

Aide et solidarité

Rachel Gaulin trouve difficile de ne pas pouvoir s'approcher des autres afin de leur donner un coup de main, comme les gens le font souvent en cas de catastrophe, par exemple lors de la crise du verglas.

C’est toujours pour nous une occasion de faire un travail collectif, on s’aide, on s’épaule, mais là, il faut qu’on soit chez soi, alors c’est inimaginable de penser comme ça, se désole-t-elle.

Elle souligne cependant que des mouvements de solidarité à distance sont en train de prendre forme. Par exemple, elle a partagé une vidéo dans laquelle on voit que dans un quartier avec beaucoup d'immeubles à logement, les gens sont sortis sur leur balcon pour chanter une chanson de solidarité et tous les habitants du quartier se sont joints à eux.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi