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Sommes-nous prêts pour les autobus scolaires électriques?

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Sommes-nous prêts pour les autobus scolaires électriques?

Rattrapage du lundi 13 janvier 2020
Une série d'autobus scolaires électriques branchés aux bornes de recharge.

Plus d'autobus électriques que jamais circulent sur les routes du Québec. (archives)

Photo : Radio-Canada / Jonathan Lavoie

Selon La Presse, jamais autant d'écoliers du Québec n'ont été transportés dans un autobus 100 % électrique que cette année, notamment grâce à un programme de subventions. Qu'en est-il en Abitibi-Témiscamingue?

Présentement, deux autobus scolaires 100 % électriques roulent sur le réseau routier de l'Abitibi-Témiscamingue. On était un peu visionnaires à l'époque, parce qu'en 2016, les premiers autobus électriques commençaient à être vendus au Québec. Notre directeur de flotte, Hugo Barrette, était allé directement chez Autobus Lion [...] parce qu'on les regardait aller et ils s'en allaient directement dans le créneau électrique. On s'est collé de près à eux et notre directeur de flotte est allé, en 2015, faire un essai du prototype, raconte Yannick Goupil, directeur de la division Rouyn-Noranda d'Autobus Maheux.

Même si ce premier prototype a connu quelques ratés, Autobus Maheux avait saisi tout le potentiel de l'autobus électrique. On a fait une profession de foi, si on veut, parce qu'au moment où on a pris la décision d'aller de l'avant dans l'achat du premier véhicule, je pense qu'on a acheté le numéro 6 chez Autobus Lion. C'est vous dire à quel point on était précurseurs à ce moment-là, indique M. Goupil.

Tous nos collègues transporteurs se sont mis à nous appeler en disant : "On veut savoir comment ça va se passer l'hiver en Abitibi à -40 °C".

Yannick Goupil

À l'époque où Maheux s'est procuré ce premier véhicule électrique, le seul incitatif était une promesse de Québec d'une subvention à l'achat. Le véhicule électrique a un coût d'achat extrêmement important, il est trois fois plus dispendieux [qu'un véhicule traditionnel, soit 330 000 $]. Quand on fait la profession de foi d'acheter un véhicule électrique qui n'a jamais roulé au Québec, qui n'a jamais roulé l'hiver, dont les batteries sont garanties huit ans... il faut amortir le coût de l'autobus sur 12 ans, souligne-t-il.

L'entreprise abitibienne est-elle satisfaite de ses achats de véhicules électriques? Oui. Franchement, on a eu quelques problèmes, pour être honnête, parce que c'était le début du phénomène. Autobus Lion nous a toujours appuyés là-dedans, ils dépêchaient des techniciens sur place pour réparer les problèmes et tout ça. Il y a aussi la modification des installations, donc vraiment des coûts importants reliés à ça, confie-t-il.

Dans un monde idéal, 100 % de la flotte de véhicules de Maheux serait électrique. Le véhicule est parfaitement adapté au transport scolaire. L'autobus part avec 100 % de charge le matin, il va faire son circuit de 20, 30, 40 kilomètres, il revient au garage, on le branche et quand il repart, l'après-midi, il est encore à 100 %. Pour les véhicules scolaires, c'est parfaitement adapté, indique M. Goupil.

Pour le moment, impossible de savoir si l'achat d'un autobus électrique est rentable, puisque son prix est amorti sur 12 ans. Mais Yannick Goupil croit qu'il est possible pour une petite entreprise de se permettre l'achat d'un autobus électrique. Avec la subvention actuelle, qui est d'environ 125 000 $, le véhicule revient à 200 000 $, on fait un peu l'achat de carburant à l'avance. Le 100 000 $ que l'autobus coûte de plus, c'est comme si on achetait 100 000 $ de diésel, fait-il remarquer.

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