•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Travailler et rester pauvre en Abitibi-Témiscamingue

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Travailler et rester pauvre en Abitibi-Témiscamingue

Rattrapage du mardi 10 décembre 2019

Photo : Radio-Canada / Carolyne Brochu

Annie Plante et Guy-Anne Franche, de Val-d'Or, nous décrivent la difficulté de subvenir aux besoins d'une famille en travaillant à temps plein au salaire minimum.

Guy-Anne, mère monoparentale qui s’occupe de deux enfants, travaille entre 30 et 35 heures semaines. Annie Plante travaille 30 heures par semaine, son mari aussi, et ils ont deux enfants. Cependant, les deux ménages doivent faire appel à l’aide alimentaire pour subvenir à leurs besoins.

Cette dernière explique que pendant deux ans, ils ont accumulé des dettes, car son mari a fait un retour aux études et ne travaillait pas pendant ce temps.

Des billets de devises canadiennes.

Le salaire minimum est passé à 12,50 $ l'heure le 1er mai 2019.

Photo : Getty Images / joshlaverty

Malgré que ça fait un an qu’il travaille maintenant, on a encore les dettes de ceux deux ans-là qu’on traîne et qu’on peine à repayer, alors pour pouvoir manger je vais à la Gare (une banque alimentaire) parce qu’une fois les factures payées, il ne reste plus rien, dit Annie Plante.

Aide alimentaire essentielle

Tout coûte tellement cher. C’est comme disproportionné, ce que tu reçois pour ton travail par rapport à ce que ça te coûte pour vivre.

Annie Plante

Le service d’aide alimentaire demeure nécessaire au-delà de la période des fêtes pour les deux familles. Les dons recueillis lors de la Guignolée des médias, la semaine dernière, sont appréciés.

C’est sûr que ça va nous permettre de continuer après. Ça me permet de ne pas avoir de peur “Est-ce que je vais avoir de quoi nourrir mes enfants, est-ce que je vais avoir assez de nourriture dans le frigo?”, raconte-t-elle.

Une bénévole dans la rue tient une pancarte de la Grande Guignolée et une bouteille pour ramasser les dons en argent.

Des bénévoles amassent des dons à divers endroits à Rouyn-Noranda et sur le territoire de l'Abitibi-Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Guy-Ann Franche abonde dans le même sens.

Ça nous donne un petit peu un poids de moins sur les épaules, de payer les factures, de subvenir le mieux qu’on peut, ça aide énormément, c’est sûr, affirme-t-elle.

Le coût de la vie

Guy-Ann Franche et Annie Plante indiquent que le coût de la vie représente le plus gros obstacle à subvenir aux besoins de leur ménage, entre autres les dépenses suivantes :

  • Hydro-Québec
  • Loyer
  • Épicerie
  • Faible salaire

Optimisme

Les deux mères voient toutefois l’avenir d’un bon oeil et envisagent de ne plus avoir besoin de l’aide alimentaire éventuellement.

À moyen terme on prévoit que peut-être l’année prochaine on n’aura pas besoin d’aller à la gare, mais ça dépend de ce qu’on est capable de repayer un peu partout, précise Mme Plante.

Je me dis que les années à venir vont être meilleures, on le souhaite en tout cas, conclut Guy-Ann Franche.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi