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Notre monde : agir pour les femmes

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Notre monde : agir pour les femmes

Rattrapage du mercredi 4 décembre 2019
Nancy Bouchard, Kathy Allen et Lee Faubert parlent au micro dans le studio de radio.

Nancy Bouchard, directrice du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels de l’Abitibi-Témiscamingue, Kathy Allen, coordonnatrice de la maison d’hébergement Alternatives pour Elles à Rouyn-Noranda, et Lee Faubert, intervenante et porte-parole de la Maison d’hébergement Le Nid à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Dans le cadre des 12 jours d'action contre la violence envers les femmes, 4 femmes qui travaillent dans le milieu avec des femmes subissant de la violence sont venues en studio témoigner de l'importance de continuer la sensibilisation et la prévention de tous les types de violence faite aux femmes.

La violence faite aux femmes c’est encore un sujet malheureusement tabou même si on entend encore parler, déclare d’emblée Nancy Bouchard,Directrice du Centre d’aide aux victimes d’actes criminels de l’Abitibi-Témiscamingue (CAVAC).

Lee Faubert, intervenante et porte-parole de la maison d’hébergement Le Nid, abonde dans le même sens. On ne donnera jamais assez de formations et de sensibilisation sur la violence conjugale et les violences sexuelles, à tous les corps de métiers qui existent, dit-elle.

Préjugés difficiles à combattre

Malgré que la tragédie de la Polytechnique soit survenue il y a 30 ans, les quatre intervenantes affirment qu’il reste beaucoup d’idées préconçues qui renforcent la discrimination envers les femmes au sein de la société.

Contre les violence faites aux femmes la campagne de douze jours menée du 25 novembre au 6 décembre 2019.

Contre les violence faites aux femmes la campagne de douze jours menée du 25 novembre au 6 décembre 2019.

Photo : Crédit: Conseil du statut de la femme

Bianca Bernier-Brassard constate que ces idées sont bien ancrées chez les jeunes du secondaire auprès de qui elle intervient.

On confronte des mythes et préjugés de ces jeunes-là qu’on rencontrait il y a vingt ans, 15 ans, 5 ans. Il y a des pensées qui sont très tenaces, il y a des pensées de voir les relations, de voir la violence, qui sont encore aujourd’hui à démystifier, remarque-t-elle.

De plus, beaucoup de femmes ne savent toujours pas qu’elles peuvent faire appel à des services d’aide avant de subir de la violence physique.

C’est rare que ça va directement à la violence physique ou sexuelle. C’est très insidieux, c’est quelque chose qui s’installe doucement, tranquillement. Ce n’est pas rare qu’on entende des femmes qui nous disent dès le départ qu’elles n’avaient jamais eu quelqu'un comme ça dans sa vie, qui avait autant été prévenant et qui avait autant pris soin d’elle, raconte Lee Faubert.

Femmes autochtones

Bianca Bernier Brassard, dont le sujet de maîtrise se centre sur la violence envers les femmes autochtones, note que leur réalité est différente de celle que la majorité ethnique de la population peut imaginer.

Leur vécu est particulièrement singulier, elles vivent une réalité qui leur est propre et unique, affirme-t-elle. On va avoir une distance culturelle où on va avoir à faire un effort supplémentaire pour se mettre « à la place de » pour vouloir comprendre et éviter d’accoler des idées préconçues.

Du travail à faire

Les quatre invitées s’entendent sur le fait que beaucoup de progrès restent à faire afin de combattre la violence envers les femmes.

En même temps, on ne peut pas s’appuyer seulement sur des statistiques parce qu’il y a énormément de femmes qui ne dénoncent pas, encore aujourd’hui en 2019, souligne Kathy Allen, coordonnatrice de la maison d’hébergement Alternatives pour Elles.

Ça part de loin, ça laisse des traces avec les temps, conclut Lee Faubert en mentionnant les croyances qui discriminent les femmes et qui leur étaient enseignées dans les générations précédentes, comme le fait d’être de bonnes femmes au foyer.

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