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David Chabot
Audio fil du jeudi 7 novembre 2019

La conduite automobile après 75 ans

Publié le

Une personne aînée qui conduit.
Une personne aînée qui conduit.   Photo : iStock

Selon un sondage de CAA Québec, deux Québécois sur trois estiment que les aînés représentent un problème de sécurité routière. Pour parler de la conduite à tout âge et de la retraite de la conduite, nous avons parlé avec Monic Roy, du Réseau 50+ de l'Abitibi-Témiscamingue, et à Pierre-Donald Landry, un conducteur âgé de 77 ans qui réside à Val-d'Or.

Les résultats du sondage démontrent que la majorité des répondants croient que les conducteurs plus âgés représentent un danger sur la route. Cependant, les 75 ans et plus ont été impliqués dans 3,9 % des accidents de la route alors qu’ils représentent 8 % de la population, selon le dernier bilan routier de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Monic Roy assise devant le micro dans le studio de radio.
Monic Roy, du Réseau 50+ Abitibi-Témiscamingue. Photo : Radio-Canada/Alexia Martel-Desjardins

Préjugés

Alors que M. Landry se dit surpris des résultats du sondage, Monic Roy croit qu’ils démontrent les idées préconçues que plusieurs personnes ont par rapport à la conduite des aînés.
C’est une belle démonstration d’un stéréotype, d’un préjugé, “les vieux sur la route sont lents”, mentionne-t-elle en exemple.

Quelques chiffres :

  • 62 % des Québécois croient que les aînés devraient être soumis à un examen de conduite pour conserver leur permis de conduire.
  • 48 % pensent que la loi devrait imposer des restrictions aux conducteurs aînés comme ne pas conduire le soir ou aux heures de pointe.
  • 18 % des Québécois croient qu’on devrait automatiquement retirer le permis de conduire à partir d’un certain âge.

Cesser de conduire : un deuil difficile

M. Landry estime qu’on ne devrait pas imposer de limite d’âge ou de restrictions de conduite aux personnes âgées.Toutefois, arrêter de conduire représente une transition éprouvante et difficile à accepter.

C'est un grand deuil à faire de cette liberté-là. On devient dépendant, et là commence le vrai vieillissement, quand on devient vraiment dépendant des autres, du voisin, de nos enfants.

Monic Roy, du Réseau 50+ Abitibi-Témiscamingue

Mme Roy souligne que la grandeur du territoire rend la dépendance à la voiture encore plus importante.

M. Landry reconnaît qu’il ne sera pas facile pour lui de prendre la décision d’arrêter de conduire. Ça serait pas mal difficile. Comme Monique disait, on devient dépendant, déplore-t-il.

Transport adapté et préparation

Monic Roy affirme qu’il faut mieux desservir les aînés de la région avec des services de transport, surtout dans les milieux ruraux.
Il faut organiser des transports, et ça, c’est vraiment un problème, insiste-t-elle. On y réfléchit depuis longtemps, et je pense que maintenant il faut l’organiser.

Un minibus adapté est garé dans un stationnement.
Les véhicules adaptés peuvent permettre aux personnes à mobilité réduite de se déplacer sans dépendre de leurs proches. Photo : Radio-Canada

Monic Roy suggère aux proches d’aînés dont la conduite devient risquée d’en discuter avec eux à l’avance et de leur indiquer des exemples concrets qu’ils deviennent moins aptes à conduire. Il faut démontrer que la personne ne peut plus conduire, avec des exemples [...] Il faut préparer les gens, leur dire que bientôt ils ne pourront plus conduire, conseille-t-elle.

Mme Roy conclut en disant que la bonne conduite n'a pas d'âge, et que tout est une question de santé.

Pour consulter les résultats du sondage de CAA-Québec : Sondage: Les aînés au volant pointés du doigt... à tort ou à raison?

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