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Notre monde :  des immigrants inquiets à l'UQAT

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Notre monde :  des immigrants inquiets à l'UQAT

Audio fil du mercredi 6 novembre 2019
Mohammed Henneb, Louis Imbeau et Abdellah Ameur posent dans la station.

Mohammed Henneb, doctorant finissant en environnement, Louis Imbeau, professeur et chercheur à l'institut de recherche sur les forêts et directeur de la maîtrise en écologie, Abdellah Ameur, ancien étudiant de UQAT et résident permanent grâce au PEQ.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Les changements prévus dans le programme d'expérience québécoise (PEQ) prévus par le gouvernement Legault pourraient avoir un impact majeur sur la clientèle de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).

Abdellah Ameur, ancien étudiant de UQAT et résident permanent grâce au PEQ originaire du Maroc, Mohammed Henneb, doctorant finissant en environnement originaire de l'Algérie et Louis Imbeau, professeur et chercheur à l'institut de recherche sur les forêts et directeur de la maîtrise en écologie, nous ont expliqué les impacts de la réforme du gouvernement ceux qui travaillent ou étudient à l'UQAT, particulièrement dans les domaines de l'environnement, des forêts et des mines.

Des programmes de l’UQAT, qui sont un fleuron de l’université et qui représentent une source importante de professionnels et de savoir pour l’économie de la région, ne sont plus admissibles au PEQ. Des étudiants ont d'ailleurs créé un groupe facebook « Non aux changements des règles pour le PEQ travailleur et PEQ diplômé ».

Une dizaine de minutes après l'entrevue avec MM. Henneb, Imbeau et Ameur, le ministre de l'Immigration a annoncé une clause de droits acquis pour les étudiants et les travailleurs étrangers temporaires déjà au Québec.

Plans brisés

Mohammed Henneb pensait pouvoir bénéficier de la voie rapide offerte par le PEQ.

Dans la situation actuelle, les portes sont plus ou moins fermées. Je sais que c’est horrible, mais je sais qu’il y a plein d’étudiants dans mon entourage, on cherche à aller ailleurs, comme dans les provinces anglophones, se désole-t-il.

Abdellah Ameur souligne que les étudiants apportent ensuite d’importantes retombées économiques pour la région en dépensant et en travaillant ici. Je viens pour étudier, mais au final je veux aussi travailler pour avoir une certaine expérience québécoise [...] je voulais travailler dans ce milieu pour mieux acquérir une certaine expérience, dit-il.

Cinq étudiants internationaux de l'UQAT sourient dans l'agora du campus de Rouyn-Noranda.

Des étudiants de l'UQAT remettent leur avenir en Abitibi-Témiscamingue en question avec ce projet de réforme de l'immigration.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Le professeur Louis Imbeau explique que plusieurs étudiants se retrouvent dans le brouillard.
Avant, il y avait une passerelle pour eux. Ils savent que s’ils s’établissent, qu’ils sont bien, qu’il y a des offres d’emploi, ils vont pouvoir rester. Là, à l’heure actuelle, on leur met des bâtons dans les roues, indique-t-il.

Un exode de cerveaux

Mohammed Henneb cite en exemple l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, qui offriront l’année prochaine des programmes de mobilité pour les francophones, profitant des personnes qui quitteront la province.

Il y aura comme une fuite des cerveaux du Québec vers les autres provinces, déplore-t-il.

Louis Imbeau estime que la région doit se mobiliser pour défendre les programmes de en foresterie et en mines, qui sont des créneaux de la région.

Je pense que régionalement, il faut se faire entendre haut et fort que nous, on a besoin de ces finissants-là. Les programmes qui forment ces étudiants-là devraient être minimalement sur la liste, insiste-t-il.

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