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David Chabot
Audio fil du mardi 5 novembre 2019

Comment détecter le GHB?

Publié le

Une femme tient un verre de bière.
Des services policiers veulent sensibiliser au sujet de l'ajout de drogue dans les boissons alcoolisées, à l'insu des victimes.   Photo : Getty Images / Izabela Habur

Daniel Boisvert, chef de service en santé mentale externe et dépendance au Centre intégré de santé et services sociaux, nous parle plus en détail du GHB et des effets de cette drogue.

Invisible, incolore, inodore

Alors que certains consomment le GHB de façon volontaire, d’autres y sont intoxiqués contre leur gré, et la substance peut être difficile à identifier.

En effet, la méthode la plus courante pour consommer le GHB, explique M. Boisvert, est de l’introduire sous forme liquide dans un verre d’alcool, car c’est à l’état liquide que le GHB se mélange le plus rapidement et qu’il est le plus inodore et incolore.

Alors comment le reconnaître?

M. Boisvert explique que cette substance produit un effet comparable à une forte intoxication à l’alcool en un court laps de temps et qu'on peut rapidement constater un changement de comportement chez une personne qui en a consommé.

En un temps très rapide, on peut passer d’un état normal à l’état de quelqu’un qui aurait pris beaucoup de verres de trop. Avec le GHB, on peut se rendre jusqu'à la perte de conscience, mais on peut se rendre jusqu’à la mort aussi, indique-t-il.

Groupe de femmes avec des cocktails.
Plusieurs services policiers ne tiennent pas de statistiques sur les incidents où des personnes sont intoxiquées contre leur gré dans des bars. Photo : Getty Images/Peopleimages

Au début, ça va être de la désinhibition, du plaisir, de l’euphorie, qui va passer rapidement à un état de profond de détente, voire de somnolence, et tout ça en dedans de 15 minutes, ce que l’alcool ne peut pas faire, explique Daniel Boisvert.

On peut trouver le GHB aussi sous forme de comprimé ou en poudre.

Les risques

Pour ceux qui prennent du GHB de façon involontaire, il peut y avoir des séquelles dans les cas de surintoxication. On peut garder des problèmes neurologiques, dit M. Boisvert. Dans les cas d'intoxication majeure, il peut y avoir coma et parfois mort.

Quand on en utilise de façon volontaire, et c’est une drogue qui gagne en popularité pour l’intoxication volontaire, précise M. Boisvert, le GHB crée une dépendance physique et psychologique.

Daniel Boisvert conclut en recommandant de tout d’abord faire attention à sa consommation d'alcool, qui a elle aussi des effets néfastes lorsqu’on en abuse.

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