Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

David Chabot
Audio fil du mardi 15 octobre 2019

Orignaux :  bilan d'un projet de recherche

Publié le

une tique d'orignal
Le ministère estime qu’environ 80% des orignaux de l'Abitibi-Témiscamingue sont parasités par la tique.   Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Les chasseurs étaient invités, lors de la fin de semaine, à contribuer à un effort de recherche pour en savoir davantage sur la tique d'hiver chez les orignaux. La biologiste Caroline Trudeau revient sur la cueillette d'organes.

Ils en ont recueilli moins d'une dizaine, mais elle se dit tout de même satisfaite.

Je ne peux pas dire que ce n'était pas un succès, concède-t-elle. Ça ne nous a pas apporté l'échantillon qu'on souhaitait, mais quand même, les gens étaient fort intéressés d'en entendre parler.

une tête d'orignal
Le ministère de la Faune évalue déjà depuis plusieurs années la présence des tiques d’hiver chez les orignaux. Photo : Radio-Canada/ Émélie Rivard-Boudreau

Outil d'éducation

Caroline Trudeau précise que l'équipe a pu en profiter pour discuter avec les chasseurs, qui étaient intéressés à en apprendre davantage sur la biologie des orignaux et sur la tique d'hiver.

Ce qui ressortait beaucoup, c'est que les gens s'attendaient à voir des grosses tiques, raconte Caroline Trudeau, car les gens s'imaginent souvent la tique de fin d'hiver qui est gorgée de sang et plus massive.

Dans le fond, la tique, à cette période-ci de l'année, c'est au stade de larve, donc on cherche, c'est gros comme une graine de sésame, et c'est vraiment entre les poils, il faut chercher sur la peau, donc les gens étaient très très surpris de voir ça, dit-elle. Les chercheurs ont aussi fait la collecte de plus d'une trentaine de cerveaux d'orignaux, ce qui permettra de bonifier la recherche.

La tique, est-ce un problème ou pas?

Il n'y aucun risque du côté de la qualité de la viande, non plus pour la santé des humains.

Caroline Trudeau, biologiste

Souvent, on dirait qu'on s'attache plus aux mammifères, remarque la biologiste. Dans le fond, c'est un organisme au même titre que l'orignal, les parasites sont aussi importants dans notre environnement.

CarolineTrudeau explique que l'un des objectifs de la recherche était de savoir si la tique est réellement plus présente chez les orignaux ou si le fait qu'on en parle davantage donne l'impression que la population de tique a grandi.

La tique est présente chez plus de 80 % des orignaux, mais elle ne présente aucun danger pour l'homme.

L'étude permet en outre d'accumule davantage de données sur la tique d'hiver, qui demeure un sujet plutôt nouveau en termes de connaissances scientifiques. Il y a très peu d'information sur l'interaction, la dynamique entre les parasites et même l'effet de la tique sur les populations d'orignaux, conclut CarolineTrudeau.

Chargement en cours