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David Chabot
Audio fil du mercredi 9 octobre 2019

Notre monde : vivre avec un trouble de l'attention à l'âge adulte

Publié le

Trois femmes posent dans notre station de Rouyn-Noranda.
Martine Larose, Roxanne Larose et Tanya Rancourt ont reçu un diagnostic de TDA à l'âge adulte.   Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin

Vivre avec le trouble du déficit de l'attention (TDA) au quotidien, c'est le lot de plus en plus d'adultes. En cette Semaine de la sensibilisation au TDAH, Martine Larose, Roxanne Larose et Tanya Rancourt témoignent de leur réalité.

Si elles ont toutes été diagnostiquées à l’âge adulte, leur histoire n’est pas nécessairement la même. Pour Martine, c’est une visite en pédiatrie avec son fils, soupçonné d’avoir un TDA, qui a été l’élément déclencheur. On s’est rendu compte que son papa et moi étions aussi des candidats formidables. On a entamé le processus en famille. Par la suite, j’aurai eu quatre autres enfants qui suivent pas mal nos traces, raconte-t-elle.

Pour Tanya Rancourt, de Sainte-Germaine-Boulé, le diagnostic est encore récent. L’an passé, j’ai commencé à travailler pour l’organisme Panda d’Abitibi-Ouest, qui travaille avec les personnes atteintes et les proches des personnes atteintes de TDAH. En faisant de la lecture là-dessus, j’ai vu que j’avais beaucoup de symptômes et je me reconnaissais beaucoup là-dedans, confie-t-elle.

Quant à Roxanne Larose, la nièce de Martine, c’est à la fin de ses études collégiales qu’elle a frappé un mur. J’avais 21 ans, je commençais l’université, dit-elle. Avant de commencer sa carrière en administration, elle travaillait dans la restauration, un milieu stimulant, qui bouge, où elle avait toujours quelqu’un à qui parler. Je finis le cégep, je tombe dans sur le marché du travail, avec une job [où j’étais] assise à temps plein. Le choc. Ça a été intense. J’allais au gym six fois par semaine et je ne réussissais pas à me contenir, dit-elle.

La médication, un tabou

Toutes ont dû passer un questionnaire pour déterminer si elles avaient bel et bien les symptômes d’un TDA : difficulté à s’organiser, problèmes avec la perception spatiale, émotivité. Elles ont en commun d’être performantes et d’être impliquées dans toutes sortes de projets à la fois, ce qui peut parfois les empêcher de mener un projet à terme. S’ensuivent l’échec et la perte d’estime de soi, témoigne Tanya Rancourt.

Un contenant en plastique et des comprimés de Concerta de 54 mg déposés sur une table blanche.
Des comprimés de Concerta, un médicament utilisé pour traiter le TDAH Photo : Radio-Canada/Louis Gagné

Il existe plusieurs façons de combler ce déficit; se doter d’outils pour mieux gérer son temps, comme un agenda, en est une. Faire des listes en est une autre. Mais la prise de médication est souvent inévitable pour que la personne sente une vraie amélioration au quotidien. Un sujet qui est encore tabou pour plusieurs. Quand je dis que je prends de la médication, les gens disent "voyons donc, c’est une maladie d’enfant". Ce n’est pas une maladie, quand tu es TDAH, tu es TDAH pour la vie, souligne Roxanne Larose.

Ça vient augmenter, pour ceux qui sont à l’aise avec, la confiance en soi, les petites réussites à chaque jour, ajoute Martine Larose à propos de la médication. Ça ne règle pas tous les problèmes, on travaille fort pareil. Les listes sont là, les outils sont là, et ça prend aussi du support autour de nous, que les gens comprennent un peu où on s’enligne avec ça, parce qu’on n’est pas toujours jojo à vivre.

Quoi faire si vous soupçonnez un TDAH?

Parents qui soupçonnent leurs enfants d’avoir un TDAH, consolez-vous, ce n’est pas tout noir. On dit que c’est le trouble de déficit d’attention, mais ça peut être une très belle force aussi. On vient avec des forces aussi et il ne faut pas sous-estimer ça. On est intenses, mais on est très créatifs aussi, lance Tanya Rancourt.

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