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David Chabot
Audio fil du mercredi 18 septembre 2019

Notre monde :  mon taxi, ma vie

Publié le

De gauche à droite: Jean-Guy Quévillon, Anré Mocibob, Dominic Dubé et Denis Parent dans la station de Radio-Canada à Rouyn-Noranda.
De gauche à droite: Jean-Guy Quévillon, Anré Mocibob, Dominic Dubé et Denis Parent. Les quatre chauffeurs de taxi ont discuté des défis auxquels ils font face, notamment l'arrivée du projet de loi 17 qui réforme l'industrie du taxi.   Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Quatre chauffeurs de taxi de l'Abitibi-Témiscamingue déplorent que leur métier soit devenu moins rentable qu'auparavant.

Dominic Dubé, propriétaire de Taxi 6000 à La Sarre, Denis Parent, propriétaire de deux taxis à Rouyn-Noranda et président de l’association régionale des chauffeurs de taxi ,Jean-Guy Quévillon, propriétaire de Taxi Idéal à Amos et André Mocibob, copropriétaire et actionnaire de Taxi Union à Rouyn-Noranda ont surtout exprimé leur mécontentement par rapport au projet de loi 17, qui réforme l'industrie du taxi.

Trois hommes font le pied de grue devant le bureau de la députée Suzanne Blais.
Dominic Dubé (à droite), propriétaire de Taxi6000 de La Sarre, et André Macibob (à gauche), propriétaire de Taxi-Union de Rouyn-Noranda, étaient des manifestants le 9 septembre à La Sarre. Photo : Radio-Canada/Boualem Hadjouti

Actuellement, nous autres, le dimanche, le lundi, le mardi et le mercredi, ce n'est pas là qu'on roule sur l'or, sauf qu'on est capable de compenser avec des journées comme les jeudis, les vendredis et les samedis, remarque Denis Parent. Alors quand tu fais une moyenne dans ta semaine, c'est viable. Si on continue dans ce sens-là avec le projet de loi, le service on ne donnera plus, en début de semaine.

Les quatre chauffeurs déplorent le fait que les personnes sans permis qui transportent des passagers moyennant un prix, comme les plateformes Uber et Eva, vont travailler surtout les journées où la demande est plus forte. Cela diminue la clientèle pour les taxis lors des moments plus achalandés.

C'est épouvantable, on n'est plus capable de recruter.

André Mocibob, copropriétaire et actionnaire de Taxi Union à Rouyn-Noranda

De plus, le nombre d'employés disponible diminue, ce qui oblige les chauffeurs à travailler davantage qu'ils ne le souhaiteraient.

Trois taxis stationnés côte à côte avec des affiches dans leur pare-brise.
Certains taxis ont même affiché des slogans dans le pare-brise de leur voiture. Photo : Radio-Canada/Boualem Hadjouti

Les chauffeurs rapportent que les gens qui auraient autrefois appliqué auprès des taxis se tournent vers les plateformes comme Uber et Eva.

Les chauffeurs qu'on peut avoir parce que vous savez, maintenant, les gens ne veulent plus beaucoup travailler, c'est dur d'avoir des gens, alors on fait beaucoup d'heures et beaucoup de journées de travail, se désole Dominic Dubé.

Avoir un taxi en région

Ce n'est pas la même réalité qu'à Montréal, où les gens vont faire des coups de cochon aux chauffeurs de taxi et ne les reverront pas dans la même année, tandis qu'ici, en Abitibi, c'est convivial, c'est le fun, raconte André Mocibob.

On a la meilleure clientèle du Québec, d'après moi. Ils nous rappellent, à chaque fois, ils sont en sécurité avec nous autres.

André Mocibob, copropriétaire et actionnaire de Taxi Union à Rouyn-Noranda

Malgré le fait que les permis de taxi à Montréal ont été payés plus chers que ceux en Abitibi-Témiscamingue, les chauffeurs estiment que le remboursement que le gouvernement prévoit ne suffit pas. Ce n'est plus la même valeur qu'il y a 25 ans, et M. Bonnardel, il veut nous donner ce qu'on a payé il y a 25 ans, a dit M. Parent.

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