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David Chabot
Audio fil du jeudi 12 septembre 2019

Restrictions à venir pour les chasseurs de bernaches

Publié le

Deux bernaches marchent devant une troisième qui se gratte.
Des bernaches sur une berge du fjord du Saguenay.   Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La baisse de population de bernaches migratrices dans le Grand Nord préoccupe les chasseurs de bernaches au Québec et ailleurs.

Le directeur général de l'association des sauvaginiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Michel Bouchard, indique que présentement, on compte environ 110 000 couples de bernaches, alors qu'il y a quelques années, la population se situait entre 180 000 et 200 000 couples.

On préfère s'imposer des restrictions dès 2020 pour faire en sorte que l'on puisse remonter la population d'oiseaux.

Le directeur général de l'association des sauvaginiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Michel Bouchard

M. Bouchard rappelle qu'en 1995, la chasse avait été complètement interdite, car la population avait diminué jusqu'à environ 40 000 couples. Autant les chasseurs que les gestionnaires du service canadien de la faune et chez les Américains aussi on ne veut pas revivre la situation de 1995 et être obligés de fermer, dit-il.

La nouvelle réglementation entrerait en vigueur en 2020, après que les associations de sauvaginiers aient consulté les services canadiens de la faune à la Table de concertation fédérale le 8 novembre prochain.

Le quota journalier, qui est actuellement de cinq, va être diminué à trois. Cette réglementation-là va être adoptée pour deux ans, puis après les deux années on va voir avec les inventaires si c'est suffisant ou s'il faut [être] encore plus restrictif, indique M. Bouchard.

Une bernache cravant en plein vol le long d'un rivage sur la Côte-Nord.
La bernache cravant est l'un des oiseaux annonciateurs du printemps sur la Côte-Nord. Photo : Radio-Canada/Carol Bérubé

Aux États-Unis, les nouvelles règles s'appliquent dès cette année, et le quota se situe à un oiseau par jour.

Les causes de cette diminution

M. Bouchard explique que les printemps 2017 et 2018 ont été catastrophiques pour la reproduction dans le Grand Nord. À cause du printemps tardif, le taux de reproduction a été très faible lors de ces deux années.

À l'automne, lorsque la saison de chasse s'amorce on se trouve à récolter les oiseaux adultes qui sont les reproducteurs au lieu de récolter les jeunes de l'année qui sont un peu les intérêts du capital, remarque-t-il.

Donc, les deux dernières saisons ont considérablement affecté la population de bernaches migratrices.

Bernaches migratrices ou bernaches résidentes?

M. Bouchard précise que seules les bernaches migratrices sont visées par les prochains quotas vus à la baisse. Il y a beaucoup de confusion, même parmi les chasseurs qui sont habitués, observe-t-il. On a comme deux populations au Québec et dans le couloir de migration de l'Atlantique.

Les bernaches appelées « résidentes », dont la population est d'environ deux à tros millions aujourd'hui, demeurent dans le sud du Québec et aux États-Unis. À l'origine, on avait mis 300 bernaches d'élevage dans un parc à Toronto. Elles sont ensuite parties au sud et sont revenues d'année en année peupler les parcs et les golfs de Toronto.

Les bernaches migratrices, elles, migrent de leur aire de reproduction, dans le nord du Québec, jusqu’au littoral est des États-Unis.

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