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David Chabot
Audio fil du mardi 10 septembre 2019

Prévention du suicide : toujours plus difficile dans les régions

Publié le

Un homme triste.
Une étape importante est celle d'accepter les émotions fortes qui peuvent accompagner la maladie mentale.   Photo : iStock / Adam Petto

En cette journée mondiale de la prévention du suicide, le professeur de travail social à l'Université de Sherbrooke Philippe Roy note que, malgré les améliorations des dernières années, beaucoup de travail reste à faire pour diminuer le taux de suicide, en particulier dans les milieux ruraux.

Les hommes représentent toujours un des groupes les plus à risque, surtout en milieu rural.

Plus on adhère à une masculinité rigide et stéréotypée, plus on est à risque de dépression et d'idées suicidaires. Ça, c'est vrai partout dans le monde.

Le professeur de travail social à l'Université de Sherbrooke Philippe Roy

Le professeur Roy explique que chez les hommes, le taux de suicide est 50 % plus élevé en milieu rural. Cependant, chez les femmes, le taux de suicide demeure presque le même en milieu rural qu'en milieu urbain.

À la pression de véhiculer une image de masculinité forte s'ajoute la stigmatisation des problèmes de santé mentale. Demander de l'aide pour des enjeux de santé mentale est moins bien vu en milieu rural qu'en milieu urbain. Les pourcentages montent davantage chez les hommes en milieu rural qui ont un niveau de scolarité et un revenu plus faibles.

Donc, dans les régions rurales où l'économie ne va pas très bien, où les gars se gargarisent à être des gars tough, ils sont plus à risque, précise le travailleur social.

Les bons coups

Philippe Roy souligne qu'au Québec, depuis les 20 dernières années, le taux de suicide a diminué de façon considérable après plusieurs années d'efforts.

Le chemin a été long. Si on regarde, en 1998, on a eu la première et la dernière stratégie nationale de prévention du suicide.

Le professeur de travail social à l'Université de Sherbrooke Philippe Roy

Depuis, le taux de suicide au Québec a diminué d'à peu près 30 %. On est passé de 27 suicides par 100 000 habitants à environ 19 suicides par 100 000 habitants, ce qui représente un progrès important, selon Philippe Roy.

Le travailleur social indique par ailleurs que le Québec a mieux résisté aux contrecoups de la crise économique que d'autres régions qui ont vu leur taux de suicide augmenter.

Outils qui aident à la prévention du suicide:

  • La formation du personnel médical à bien dépister la détresse
  • Les programmes sentinelles : formation pour dépister la détresse et venir en aide
  • La valorisation de la langue et de la culture autochtone

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