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David Chabot
Audio fil du vendredi 6 septembre 2019

Active et heureuse malgré la sclérose en plaques

Publié le

Les pieds d'un coureur en sentier
Les pieds d'un coureur en sentier   Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Alors que l'Ultra-Trail Harricana, une course de sentier de calibre international qui permet de collecter des fonds pour la recherche sur la sclérose en plaques, débute aujourd'hui, la Rouynorandienne Isabelle Boulianne est venue parler de son expérience de cette maladie.

Mme Boulianne, qui est directrice générale de l'Association forestière de l'Abitibi-Témiscamingue (AFAT), salue le travail des athlètes qui participent à la course.

On ne connaît toujours pas les causes de cette maladie-là, et ça prend des gens comme ça, qui vont se défoncer, qui vont aller au bout d'eux-mêmes, pour qu'on vienne à trouver des résultats.

Isabelle Boulianne

Elle raconte que les premiers symptômes de la sclérose en plaques sont apparus alors qu'elle était enceinte de son premier enfant. Quand je penchais la tête, j'avais un choc électrique dans le dos, et j'avais une bonne bedaine, et on me disait, c'est normal, c'est probablement un nerf qui a coincé, se souvient celle qui est devenue une grande sportive pour combattre les effets de la sclérose en plaques.

Quelques semaines après son accouchement, elle a perdu la vue de l'oeil droit. Puis, le verdict est tombé quelques mois plus tard, en 1997.

Ce que je savais, c'est que ce n'était pas nécessairement une bonne nouvelle qu'on m'annonçait, mais je ne savais absolument rien [sur cette maladie], dit-elle.

La sclérose en plaque touche 1 personne sur 385 au Canada.
Selon les estimations, 1 personne sur 385 est atteinte de sclérose en plaques au pays. Photo : iStock

Une vie normale malgré tout

Malgré le diagnostic, Isabelle Boulianne raconte qu'elle a décidé de se battre. Elle a continué à poursuivre ses activités et a commencé à s'informer davantage sur cette maladie.

Les gens qui en sont atteints n'en parlent pas non plus parce qu'on ne veut pas être traité en victime, on ne veut pas attirer l'attention là-dessus parce qu'on existe comme individu et pas comme une personne atteinte de quelque chose, explique-t-elle.

Elle souligne qu'elle se considère comme chanceuse de ne pas trop souffrir des effets de la maladie. Dans le sac de malchance, j'ai tiré le bon numéro, parce que ça fait déjà 22 ans que j'ai été diagnostiquée et je ne me sens pas malade, je n'ai pas l'air malade, remarque-t-elle.

Au fil des années, quelques symptômes ont ponctué son quotidien : sensations de choc électrique dans le cou, coups de fatigue extrême, engourdissements dans les jambes et les bras et perte de la vue de l'oeil droit à chacune de ses grossesses.

Pour moi [le sport], c'est ma façon de me battre.

Isabelle Boulianne

Vers l'âge de 35 ans, elle a commencé à faire du sport pour contrer les effets de la maladie.

La course Ultra-Trail Harricana a lieu du 6 au 8 septembre au Centre de ski du Mont Grand-Fonds, à La Malbaie, dans la région de Charlevoix.

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