•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Revégétaliser des sites miniers en favorisant la survie des abeilles

Audio fil du vendredi 10 mai 2019
Une abeille vole près d'une gerbe de fleurs en floraison.

Une étude souhaite revégétaliser des sites miniers abandonnés pour favoriser les pollinisateurs.

Photo : Getty Images / FREDERIC J. BROWN

De plus en plus de sites miniers sont revégétalisés avec des plantes favorisant les pollinisateurs. Une tendance qui pourrait entre autres contribuer à la survie des abeilles.

C’est à l’initiative de plusieurs entreprises minières dans la région, et une en particulier, indique Marie Guittonny, professeure à l’Institut de recherche en mines et en environnement (IRME) de l’UQAT. C’est Sandra Pouliot, qui travaille à l’entreprise Monarques Gold, qui a parti une initiative ciblée au départ sur le papillon monarque avec des plantations d’asclépiades pour favoriser ce papillon sur son site minier.

Grâce à cette initiative, un regroupement régional d’entreprises minières a été mis sur pied pour le rétablissement des pollinisateurs. Dans le cadre de cette initiative plus large, il y a un projet de recherche qui s’est inséré, duquel je suis responsable, qui vise, dans le cadre de la revégétalisation des sites, à utiliser des plantes à fleurs, indigènes si possible, pour essayer de créer des habitats pour les pollinisateurs, affirme Mme Guittonny.

Pourquoi ne pas reboiser?

La région étant un milieu forestier, il aurait été facile de penser à reboiser les sites miniers, mais l’étude souhaite plutôt prouver qu’il est possible de créer des habitats complémentaires à la forêt pour ces pollinisateurs. Il y a des études qui ont été faites en Suède, par exemple, qui ont montré que sous les lignes électriques dans des milieux forestiers, garder des habitats ouverts, de style prairie, a stimulé les populations de pollinisateurs dans la forêt, ajoute la professeure et chercheure.

Les plantes retrouvées aux abords de la route en Abitibi-Témiscamingue, comme l’épilobe ou la verge d’or, font partie des plantes naturelles faciles à adapter aux matériaux difficiles, comme les rejets miniers, qui favoriseraient la venue de pollinisateurs. Ce sont des plantes dont on retrouve fréquemment le pollen dans le miel, par exemple, donc qui sont souvent visitées par des abeilles, souligne Mme Guittonny.

Le projet est encore à ses débuts et vient tout juste de recevoir sa première subvention. L’étude est menée en collaboration avec la Fonderie Horne, la Mine Canadian Malartic, Agnico Eagle et Eldorado Gold. On veut établir neuf dispositifs de recherche sur des sites miniers de ces partenaires pour essayer d’établir ces plantes, fait savoir Mme Guittonny.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi