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Des matins en or

Avec David Chabot

En semaine de 6 h à 9 h

Les mauvaises herbes : le chardon

Rattrapage du lundi 3 août 2020
Gros plan sur du chardon.

Le chardon était utilisé par les Grecs dans l'Antiquité pour traiter les problématiques du foie.

Photo : Roger Larivière

Cette semaine, Roger Larivière nous parle du chardon, que l'on retrouve un peu partout : jardin, plates-bandes, champs abandonnés.

Cette plante mal-aimée a cependant des avantages, insiste le biologiste. Roger Larivière souligne que les propriétés de cette plante devraient être mises de l’avant, malgré le fait qu’elle puisse entraîner des désagréments quand elle s’accroche à nos vêtements.

Par exemple, dans l’Antiquité grecque, on utilisait le chardon pour traiter les problèmes de foie.

On pourrait aussi ajouter qu’au Moyen Âge, on utilisait des tisanes de chardon pour éviter la calvitie, dit-il.

Pour écouter la chronique complète, cliquez sur l'audiofil.

Cependant, les propriétés médicinales qu’on lui attribuait ne se sont pas avérées. Pour certains animaux, le chardon est comestible, comme les chevaux.

Ils peuvent aussi servir aux abeilles, souligne Roger Larivière. On ne les enlève pas des bords de route ou autour de nos maisons, parce qu’on sait que ce sont des plantes qui vont être butinées par des abeilles, qui vont finir par nous donner du miel.

Le chardon attire aussi le chardonneret, qui consomme les graines du chardon, d’où le nom de l’oiseau.

Tout comme le chiendent, le chardon se propage facilement et intensément. Pour les agriculteurs, c’est absolument désagréable parce qu’il faut savoir qu’à peu près à un pied dans le sol, 30 cm, le chardon se reproduit par une structure qu’on appelle le rhizome, indique Roger Larivière.

Rhizome : tige souterraine qui court à l’horizontale et qui émet des racines à la verticale.

Donc, quand on laboure, on vient de casser le rhizome en une multitude de géniteurs, et puis on va avoir encore plus de chardons qu’avant, explique-t-il.

Bien difficile, donc, de se débarasser de cette herbe.

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