•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Demain... c’est maintenant

Avec Isabelle Craig

Surconsommation : des solutions pour diminuer ses achats

Audio fil du samedi 5 janvier 2019
Des sacs de provision remplisse le coffre d'une voiture.

Des sacs provenant de différents magasins remplissent le coffre de cette voiture à l'extérieur d'un centre d'achats lors du vendredi fou, le 23 novembre dernier

Photo : Associated Press / Ben Garver

Depuis six ans, la dette moyenne à la consommation des Québécois a bondi de 73 %, passant de 10 443 $ à plus de 18 000 $. Pas étonnant qu'après le temps des Fêtes, alors que les relevés de cartes de crédit s'accumulent, les bureaux de syndics de faillite débordent. Il y aurait ainsi, en moyenne, 300 000 objets dans la maison d'un Américain typique. Pour en finir avec le gaspillage d'argent et de ressources, des femmes avec du style s'échangent des vêtements, tandis que des ateliers de réparation d'objets usuels grandissent en popularité.

En Grande-Bretagne, un enfant de 10 ans possède en moyenne 238 jouets, indique une recherche. Or, celui-ci ne joue qu’avec 12 d'entre eux chaque jour. Bref, les objets sont partout autour de nous, en particulier dans les pays occidentaux, responsables de 60 % des dépenses de consommation mondiales.

Échanger des vêtements à la mode avec le Shwap Club et Une année sans shopping

Debout, les deux femmes se tiennent bras dessus bras dessous en souriant.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Annette Nguyen, fondatrice du Shwap club, et Alexandra Graveline.

Photo : Radio-Canada / Étienne Côté-Paluck

L'avocate Annette Nguyen et la communicatrice Alexandra Graveline sont des professionnelles qui ont du style. Pourtant, aucun vêtement neuf ne garnit désormais leur garde-robe. Il y a neuf ans, Annette Nguyen a arrêté d'acheter des vêtments neufs. L'an dernier, elle a fondé le Shwap Club (Nouvelle fenêtre), qui permet à des femmes de s'échanger des vêtements qu'elles ne portent plus. L'initiative a connu un tel succès que l'entreprise possède un local depuis l'été dernier à Montréal. Pour 12 $ au moment de l'inscription (ou 85 $ à l'année), les participantes peuvent repartir avec autant de morceaux qu’elles en apportent. Les articles disponibles pour l’échange sont soigneusement sélectionnés afin de respecter les critères des tendances, ce qui attire beaucoup de blogueurs et de personnalités du web. En studio avec elle, Alexandra Graveline a décidé il y a un an d'arrêter elle aussi d'acheter des vêtements neufs. Elle a donc créé un groupe sur le réseau social Facebook (Nouvelle fenêtre) qui est devenu très populaire, où les usagers s'échangent des trucs et des astuces pour trouver de beaux vêtements usagés.

Un salle remplie de vêtements suspendus sur des cintres. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Shwap club a désormais pignon sur rue où l'on peut échanger des vêtements.

Photo : Shwap club

Seconde vie des objets brisés grâce à La Shop à réparer

Le grille-pain ne fonctionne plus? Il est souvent plus simple de le jeter et d'en acheter un neuf que de le réparer. Pourtant, le grille-pain a probablement simplement besoin d'un petit point de soudure pour reprendre vie et éviter le dépotoir. C'est là le genre de défi que se sont lancés les participants de La Shop à réparer (Nouvelle fenêtre), en Mauricie. Chaque année, durant le Vendredi fou, ils organisent des rencontres entre réparateurs et citoyens. Inspiré d'initiatives similaires très populaires en France, Thierry A.-Laliberté, d'Environnement Mauricie, explique comment il est plutôt simple de retrouver le réflexe de réparer avant de jeter.

Assis derrière un micro, les deux hommes barbus sourient.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Thierry A.-Laliberté (à droite) est chargé de projet pour Environnement Mauricie, qui organise la Shop à réparer. Il est accompagné de Sylvain Longpré, un réparateur bénévole et passionné de réparation.

Photo : Radio-Canada / Étienne Côté-Paluck

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi