Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Isabelle Craig
Audio fil du samedi 5 janvier 2019

Produits chimiques en agriculture : des solutions pour les éviter

Publié le

Une personne tient un vaporisateur dans ses mains et un masque sur le visage.
Un fermier qui vaporise des pesticides dans son champs doit porter un masque protecteur pour éviter des risques à sa santé.   Photo : Getty images/iStock / Narongcp

L'alimentation biologique n'est plus l'apanage des seuls militants écologistes. Un Québécois sur deux a déjà acheté des produits bios. Parmi ces gens, 38 % en consomment chaque semaine et 20 % le font chaque jour. Plusieurs agriculteurs découvrent aussi les avantages qu'entraîne la culture sans pesticides, et ce, tant pour l'environnement que pour leur budget.

À l'heure actuelle, il y aurait au Québec seulement 1250 fermes qui cultivent des aliments certifiés biologiques, ce qui correspond à près de 3 % de l'ensemble des fermes de la province. Quelque 250 fermes sont également en transition en ce moment vers ce type de production. L'organisme Équiterre, cofondé par notre invitée Laure Waridel, a été l'un des pionniers des paniers bios au pays. En 2015, ceux-ci nourrissaient 40 000 personnes à l'année.

Assise derrière un micro, elle sourit en regardant sur sa droite.
La sociologue Laure Waridel, cofondatrice d'Équiterre Photo : Radio-Canada/Étienne Côté-Paluck

Les achats bios groupés pour économiser avec NousRire

Les aliments biologiques se révèlent généralement plus chers que les aliments industriels. Ils sont aussi souvent victimes de surremballage. Pour résoudre le problème, Adam Taschereau et deux amis ont donc lancé l'initiative NousRire en 2015. Le but : passer les commandes directement auprès des producteurs. En éliminant les intermédiaires et les emballages, ce groupe d'achats en vrac a réussi à diminuer le prix de vente de 25 % à 40 % par rapport au prix offert en magasin. Cela a assuré au projet une expansion rapide dans près d'une quinzaine de régions du Québec. En bientôt quatre ans, NousRire aurait ainsi distribué 350 000 kg de produits biologiques sans emballage.

Une femme avec un bébé dans les mains tient un sac pendant qu'il se fait remplir de grains.
Les membres du groupe d'achat d'aliments bio en vrac NousRire paient moins cher leurs aliments qu'à l'épicerie. Photo : NousRire/Eloi Brunelle

La transition biologique de la ferme Domaine poussée par la relève

Depuis 2013, le jeune agriculteur Rémi Ouellet a complètement transformé sa ferme familiale en ferme biologique. La ferme Domaine, de Sainte-Élisabeth, dans Lanaudière, a ainsi changé entièrement ses techniques de production afin de recevoir la certification bio. M. Ouellet raconte que, alors qu'il était le seul dans la région, de plus en plus des fermes voisines se sont elles aussi mises au bio avec les années. Grâce à la production sans pesticides, il a trouvé non seulement des avantages pour la santé de sa famille ainsi que celle des animaux et des cours d'eau environnants, mais aussi un avantage pécuniaire, tandis que la majorité des fermes du Québec sont prises à la gorge par des profits très maigres, voire des pertes.

Chargement en cours