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Marie-Ève Tremblay
Audio fil du jeudi 27 décembre 2018

Fausse nouvelle : des journalistes sérieux tombent aussi dans le panneau

Publié le

Le chroniqueur Patrick Lagacé, en entrevue à Radio-Canada, le 31 octobre
Le chroniqueur Patrick Lagacé, en entrevue à Radio-Canada, le 31 octobre   Photo : Radio-Canada

Qu'ont en commun les journalistes Brigitte Noël, Patrick Lagacé, Gérald Fillion et Patrick Giroux? Ils ont tous, un jour ou l'autre, partagé une fausse nouvelle dans les réseaux sociaux. Les pièges sont nombreux à cet égard, et les raisons pour lesquelles ces journalistes établis ont relayé des informations mensongères le sont tout autant.

Les invités ont tous accepté de se confier à Jeff Yates, spécialiste de la vérification des faits et des phénomènes de désinformation sur le web. Cet expert n’est lui-même pas à l’abri des erreurs et raconte à Marie-Eve Tremblay le moment où il a publié une fausse nouvelle sur Twitter.

Je regardais Twitter le matin dans mon lit… J’ai partagé une photo d’un conspirationniste de l’info. Je n’étais pas capable d’en vérifier [la véracité] sur mon mobile. Je me suis dit : je vais le partager et je vais vérifier au bureau. Chose qu’il ne faut pas faire!

Jeff Yates

Patrick Lagacé, du quotidien La Presse, a relayé la capture d’écran d’un téléviseur où apparaissait le visage rendu flou de la chancelière allemande Angela Merkel. Le média prétendait que parce que cette dernière n’était pas voilée, un télédiffuseur saoudien avait pris la décision de ne pas montrer sa figure.

Je pense que l’Arabie saoudite est un état barbare et rétrograde, et ça venait confirmer mes préjugés. C’est ça, la mécanique : on s’accroche à des nouvelles qui ne sont pas vraies parce qu’on aimerait qu’elles soient vraies… Je me suis senti niaiseux.

Patrick Lagacé

Pour Jeff Yates, la morale de l’histoire est toujours la même : s’il est impossible de contrevérifier l’information ou de confirmer la provenance d’une photo, on ne la relaie pas dans les réseaux sociaux. Il rappelle qu’on n’est pas obligé de publier quelque chose. Dans le doute, l’abstention est toujours de mise.

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