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De <em>Refus global</em> à la restauration, l'histoire familiale de Katerine Mousseau et de son fils

Christiane Charette

Avec Christiane Charette

De Refus global à la restauration, l'histoire familiale de Katerine Mousseau et de son fils

Audio fil du mercredi 3 janvier 2018
La comédienne Katerine Mousseau.

La comédienne Katerine Mousseau.

Photo : Radio-Canada / Étienne Côté-Paluck

Découverte dans sa jeunesse par le réalisateur Gilles Carle, la comédienne Katerine Mousseau a joué dans de grandes séries télé telles que Le temps d'une paix, Cormoran et Virginie. Elle est devenue comédienne par hasard, explique-t-elle en compagnie de son fils, le chef Antonin Mousseau-Rivard, avec lequel elle s'est maintenant lancée dans la restauration.

Fille du peintre automatiste Jean-Paul Mousseau, cosignataire de Refus global, et de la comédienne mythique Dyne Mousso, Katerine Mousseau a vécu une jeunesse marquée par l’aventure et la débrouillardise.

« C’était deux monuments [en quelque sorte], raconte-t-elle à Christiane Charette. Des personnalités très fortes et très singulières. Ils ne ressemblaient à personne. Ils ne cherchaient pas à ressembler aux autres et ils ne cherchaient pas à plaire. Ils ne se qualifiaient même pas d’artistes, c’était des artisans. »

Ses parents, qui avaient une vie publique intense, étaient tout aussi intenses dans la vie privée.

J’ai été élevée dans le Refus global.

Katerine Mousseau, comédienne

Son célèbre père, Jean-Paul Mousseau, lui a d'ailleurs dédié les murales de la station de métro Peel à Montréal. Même si l’amour de ses parents était bien réel, ils ne s’occupaient pas beaucoup d’elle au quotidien et ne vivaient pas avec elle.

« Les gens s’attachaient facilement à moi, donc ça m’a permis de vivre toutes sortes d’affaires. »

Katerine MousseauAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Katerine Mousseau

Photo : Radio-Canada / Étienne Côté-Paluck

Katerine Mousseau est par exemple partie vivre un an en France dans une famille de Provence. Au collège, elle était connue pour être sans famille, et les parents de ses amis l’amenaient parfois avec eux en vacances. Son tempérament bienheureux et sa beauté exceptionnelle lui ont permis de passer à travers ces années sans trop de problèmes.

« Pour moi [être une enfant de Refus global], ce n’est pas malheureux. La vie, c’est un traumatisme pour tout le monde. Ça dépend comment tu le prends, ça dépend qui tu rencontres aussi, parce qu’il y a beaucoup d’heureux hasards là-dedans. »

Katerine Mousseau s’est ainsi développé une personnalité iconoclaste à travers les années, voguant de projet en projet.

Je me suis toujours qualifiée de bum. J’étais partie pour être bum en fait.

Katerine Mousseau

Elle fabriquait elle-même ses vêtements et ses meubles, raconte-t-elle. Elle se débrouillait avec presque rien, tout le temps.

« J’ai toujours fait ça en dilettante. Heureusement, j’ai travaillé pas mal. Je n’avais pas d’ambition d’actrice. Je suis tombée dedans quand j’étais petite. J’ai été découverte par hasard par Gilles Carle alors que je n’avais aucune envie d’être actrice, et ça s’est enchaîné. J’ai toujours suivi le chemin qui passait. »

C’est d’ailleurs en raison de la passion de son fils, dont le père est le chanteur Michel Rivard, qu’elle est aujourd’hui restauratrice.

« Je n’aurais pas de restaurant si je n’avais pas un fils que ça intéresse. Je ne serais pas devenue trésorière de l’Union des artistes si [le comédien] Pierre Curzi n’avait pas pensé à me dire : “Katerine, tu serais bonne là-dedans.” »

Katerine Mousseau (de dos) et son fils Antonin Mousseau-Rivard.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Katerine Mousseau (de dos) et son fils Antonin Mousseau-Rivard.

Photo : Radio-Canada / Étienne Côté-Paluck

Antonin Mousseau-Rivard a le sang bouillant de son grand-père, admet-il. Très jeune, il s’intéressait plus à la création qu’à son parcours scolaire. Cette « mentalité d’artiste » l’a poussé à développer une passion pour la gastronomie dès l’adolescence, et quelques années plus tard, à ouvrir avec sa mère le réputé restaurant Le Mousso à Montréal.

Références :
Page web du restaurant Le Mousso (Nouvelle fenêtre) (Facebook)
Le documentaire Les enfants de Refus global de Manon Barbeau (Nouvelle fenêtre) (Office national du film)

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