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Appel à l’aide des éducatrices à l’enfance

C'est jamais pareil

Avec Frédéric Tremblay

En semaine de 6 h à 9 h

Appel à l’aide des éducatrices à l’enfance

Rattrapage du lundi 30 novembre 2020
De jeunes enfants jouent avec des blocs de construction.

De jeunes enfants jouent avec des blocs de construction.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Épuisement, craintes et questionnements. Voilà ce qui résume le quotidien des éducatrices en centres de la petite enfance (CPE), selon la présidente du syndicat, Nathalie Duperré, qui lance un signal d'alarme.

Les travailleuses sont en service essentiel depuis le mois de mars. Je n’ai jamais vu les travailleuses aussi fatiguées et essoufflées.

Nathalie Duperré, présidente du syndicat des travailleuses de CPE

En entrevue à C’est jamais pareil, la présidente syndicale a dit qu’elle craint pour la viabilité des services de garde.

Je crains des départs en maladie en raison de l’essoufflement. J’ai confiance dans les travailleuses, mais il y a des conditions qui font que tu ne peux plus te présenter au travail. J’ai peur que nos employeurs fassent face à une pénurie et une rareté de main-d’oeuvre, qu’ils doivent fermer des groupes et donc offrir moins de services, a expliqué Mme Duperré.

Retirer les frères et soeurs

Le syndicat ajoute que ses membres vivent dans la peur constante et dénonce ce qu’il qualifie de non-sens dans les décisions de la santé publique.

On retire l’enfant qui teste positif, mais on ne retire pas la fratrie et les travailleuses ont toujours l’impression d’être mises à risque, raconte Mme Duperré.

Elle demande au ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, d’être plus à l’écoute.

[On se sent] totalement oublié. M. Lacombe ne nous répond pas et il ignore les représentants syndicaux. Il est temps qu’il s’assoie et qu’il sache ce qui se passe dans les centres de la petite enfance.

Nathalie Duperré, présidente du syndicat des travailleuses de CPE

Selon Mme Duperré, environ la moitié des CPE où le syndicat est présent ont été touchés par la COVID-19.

Elle mentionne que certaines travailleuses doivent épuiser leur banque de congés ou prendre des congés sans solde pour se placer en isolement. En ce sens, le syndicat réclame des subventions additionnelles pour que les employeurs puissent continuer à les rémunérer en cas d’absence forcée.

Pour accentuer la pression, le syndicat annoncera vendredi une journée d’action prévue le 7 décembre prochain.

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