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C'est jamais pareil

Avec Frédéric Tremblay

En semaine de 6 h à 9 h

COVID-19 en milieux de travail : plus de souplesse demandée aux employeurs

Rattrapage du lundi 16 novembre 2020
En avant-plan, trois chaises vides dans un bureau de la fonction publique. En arrière plan, une employée travaille à son ordinateur.

À l’Agence du Revenu du Canada seulement, des milliers de fonctionnaires ont fait appel aux « autres congés payés » dans les dernières semaines.

Photo : Radio-Canada / Montage

Les employeurs doivent davantage faciliter les isolements préventifs, afin d'éviter la propagation de la COVID-19 en milieu de travail. C'est ce que croit la direction régionale de la santé publique, qui rappelle que les entreprises ont tout intérêt à encourager la divulgation des symptômes.

Alors que plusieurs milieux de travail de la région sont considérés comme des lieux d'éclosion, le médecin-conseil à la santé publique régionale Jean-François Betala-Belinga demande plus de souplesse aux employeurs.

En entrevue à l’émission C’est jamais pareil, il affirme avoir remarqué que certains employés ne respectent pas l’isolement préventif ou ne déclarent pas leurs symptômes de la COVID-19, car ils se sentent obligés d’entrer travailler. Le télétravail n’est pas toujours accessible ou la main-d’oeuvre vient parfois à manquer.

Se faire tester, c’est une démarche citoyenne et il faut l’encourager. Si une personne est en attente d’un test, il faut l’écouter. Personne ne veut paralyser l’entreprise s’il y a une éclosion.

Jean-François Betala-Belinga, médecin-conseil à la santé publique régionale

Le médecin suggère de faire remplir un questionnaire sur les symptômes à chaque nouveau quart de travail. Il encourage les entreprises à se tourner vers le télétravail ou à resserrer les mesures de protection sur les lieux de travail.

Quand doit-on s’isoler?

Jean-François Betala-Belinga souligne l’importance de ne pas retourner au travail lorsqu’on est en attente d’un résultat d’un test de la COVID-19. Il ajoute que même si le test s’avère négatif, il faut s’isoler si les symptômes persistent.

Si vous avez de la toux, de la fièvre, de la douleur à la poitrine ou une perte de goût, on ne prend aucune chance. Un seul de ses symptômes suffit, recommande-t-il.

Il croit aussi qu’un isolement est nécessaire lorsque l’on soupçonne avoir un rhume. Une personne sur cinq qui a un rhume est positif à la covid. Si vous avez un rhume, ne prenez pas de chances.

Jean-François Betala-Belinga soutient que les nouvelles cliniques sur rendez-vous permettent de réduire le temps d’attente. Il souhaite que cette mesure encourage les gens à se faire tester.

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