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C'est jamais pareil

Avec Frédéric Tremblay

En semaine de 6 h à 9 h

Jacques Brassard garde un souvenir amer du référendum de 1995

Rattrapage du vendredi 30 octobre 2020
Partisans du camp du oui

Des partisans du camp du oui en 1995.

Photo : La Presse canadienne / Presse Canadienne

L'ex-ministre du Parti québécois (PQ) Jacques Brassard n'aime pas les 30 octobre. Cette date lui rappelle de trop mauvais souvenirs liés au référendum sur la souveraineté du Québec de 1995. Un quart de siècle plus tard, sa blessure est encore vive.

Ce n’est pas vraiment de la nostalgie. C’est un mélange de tristesse, d’amertume et de colère, a-t-il confié en entrevue à l’émission C’est jamais pareil.

Celui qui a représenté la circonscription de Lac-Saint-Jean à l’Assemblée nationale de 1976 à 2002 se rappelle parfaitement de cette deuxième campagne référendaire et de la défaite essuyée par son parti.

C’est refoulé dans les racoins de ma mémoire, mais c’est toujours là. À l’occasion d’un anniversaire comme celui-ci, ça revient à la surface.

Jacques Brassard, ex-ministre du Parti québécois
Jacques Brassard en entrevue.

L'ex-député Jacques Brassard a vécu deux campagnes référendaires au sein du PQ.

Photo : Radio-Canada

La victoire du camp du non en 1995 a été un choc brutal, particulièrement au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Près de trois électeurs de la région sur quatre avaient appuyé le projet du Parti québécois lors de ce vote crucial.

Pour Jacques Brassard, ce résultat montre au moins qu’il avait mené à bien son principal mandat : celui de convaincre les électeurs de sa région.

Je pense qu’on avait fait nos devoirs.

Jacques Brassard, ex-ministre du Parti québécois

Il maintient toutefois que l’événement a marqué à jamais l’histoire. C’est un échec majeur de la nation québécoise et on en subit encore les contrecoups, mentionne-t-il.

Vingt-cinq ans plus tard, il constate que la fibre souverainiste vieillit mal. Voterait-il encore pour la souveraineté si un référendum avait lieu aujourd’hui?

Je suis un indépendantiste à la vie à la mort, déclare-t-il. Je vais mourir avec cette conviction.

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