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C'est jamais pareil

Avec Frédéric Tremblay

En semaine de 6 h à 9 h

Les défenseurs des locataires se dressent contre une brèche sur les dépôts de garantie

Rattrapage du vendredi 14 août 2020
Une femme retire une pancarte « logement à louer » sur un immeuble.

Le taux d'inoccupation des logements est seulement de 1,8 % dans la province.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Tant l'organisme Loge m'entraide que l'Association des droits des personnes retraitées de Chicoutimi sonnent l'alarme alors que des locataires pourraient être encouragés à verser des dépôts de garantie même si c'est interdit au Québec.

La controverse émane d’une décision du Tribunal du logement, selon laquelle les locataires peuvent, de façon volontaire, se soustraire à l’interdiction et verser un montant forfaitaire en garantie à un propriétaire pour obtenir un logement.

Dans un communiqué, la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) mentionne que malgré qu’il soit encore interdit d’exiger comme condition au bail un quelconque montant pouvant être conservé par le propriétaire, le dépôt de garantie devient un outil légal s’il fait partie d’alternatives offertes au locataire.

La coordonnatrice de Loge m’entraide conteste cette interprétation et déplore le précédent majeur qui risque d’être ainsi créé.

Si ça devait être mis en vigueur, le droit au logement serait carrément bafoué, surtout au niveau des locataires appauvris.

Sonia Côté, coordonnatrice Loge m’entraide

Selon Sonia Côté, les locataires à faibles revenus risquent d’être discriminés.

Le coût moyen d’un loyer est de 611 $ par mois au Saguenay. Une personne sur l’aide sociale reçoit 692 $ par mois. Comment on peut demander à ces personnes de payer deux mois de loyer en dépôt? C’est injuste et discriminatoire, a-t-elle martelé en entrevue à C’est jamais pareil.

Ses propos trouvent écho à l’Association québécoise des droits des retraités (AQDR).

Dans un marché locatif où le taux d’inoccupation des logements est très faible, soit de 1,8 % dans la province, l’AQDR Québec et l’AQDR Chicoutimi déplorent que des locataires accepteront de verser de tels dépôts afin d’obtenir un logement qui leur serait refusé autrement, peut-on lire dans un communiqué de presse.

L’organisme Loge m’entraide interpelle en plus la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, pour qu’elle réitère et confirme qu’il est illégal pour les locataires de payer une caution sur les logements au Québec.

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