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Frederic Tremblay
Audio fil du vendredi 8 novembre 2019

Les humeurs de Rosalie : chercher le doux dans la rudesse de novembre

Publié le

Rosalie devant l'image d'un déjeuner servi au lit.
Rosalie Dumais-Beaulieu consacre sa chronique hebdomadaire aux petits bonheurs du quotidien.   Photo : Radio-Canada

Cette semaine, on a changé l'heure. Ça m'a tellement fait du bien de dormir une heure de plus! On dirait que cette toute petite chose de rien du tout a changé mon attitude pour toute la journée.

Un texte de Rosalie Dumais-Beaulieu

Au lieu de pleurer en voyant qu’il fait noir à 17 h, j’étais contente dès mon réveil. C’est spécial d’être heureuse pour une raison niaiseuse à travers l’armée de grognons du mois de novembre.

Tout le monde déteste novembre. Tout le monde commence son hibernation. La première neige a le don de nous émerveiller un peu, pis après ça les gens sacrent parce que les routes ne sont pas déneigées. Le monde est fâché parce qu’il fait frette le matin quand on sort pour aller travailler. Tout le monde est fâché tout le temps jusqu’à ce que ce soit Noël et là, les gens commencent à être heureux parce que personne n’a le droit d’être malheureux à Noël. En attendant le 25 décembre, je pense que ça serait bien qu’on s’offre tous ensemble une bonne dose de pensées positives pour passer au travers du mois de novembre.

Non, mais c’est tu pas l’fun quand on trouve un 20 $ perdu dans ses poches de manteau? Imaginez-vous commencer votre journée, par une belle journée ensoleillée, rien de prévu à l’horaire, vous déjeunez au lit de succulentes toasts, et vous avez même le privilège de commencer le pot de margarine. Vous avez la chance de briser sa texture toute lisse, parfaite. Ah, et rappelez-vous ce sentiment d’écrire avec un crayon qui glisse vraiment bien sur le papier. Aussi, d’habitude, je sais que ça va être une bonne journée quand quelqu’un me fait un compliment sans que je n’aie rien demandé.

Quand je me rends au travail en marchant, accompagnée du bruit des feuilles qui craquent sous mes pieds, ou de la p’tite glace sur les flaques d’eau que j’ai le bonheur de casser. Puis, après une longue journée, quand je m’accorde le droit de m’étendre de tout mon long sur mon divan en mangeant des chips sans aucun remords, là c’est un vrai petit bonheur!

Et ça se poursuit encore quand je m’enroule dans mes draps qui viennent tout juste de sortir de la sécheuse. Puis, juste avant de m’endormir, je repense à de vieux souvenirs drôles et je ne peux pas m’empêcher de rire à voix haute. Ça, ce sont mes petits bonheurs ultimes!

Je n’arrive malheureusement pas à me rappeler de remarquer ces petites choses tous les jours. Je pense que j’ai une nature un peu négative. Je m’imagine souvent le pire. Je travaille dans une industrie de mauvaises nouvelles. Des incendies, des morts, des postes coupés, des injustices, des catastrophes et des tragédies. Je deviens vite blasée ou désillusionnée parce que j’en vois trop passer.

Mais je connais des gens qui s’émerveillent tout le temps devant les petits bonheurs de rien pantoute. Ils ne sont pas plus enfantins que les autres, pas plus niaiseux que quiconque. Je pense qu’ils maitrisent juste une recette bien particulière qu’on devrait tous pratiquer chaque jour.

Cette année, je veux chercher le doux dans la rudesse de novembre, lui redonner des paillettes. Je vous propose ce matin de m’aider à repeindre novembre en rose. Et puisqu’on va avoir besoin de plusieurs couches pour cacher le gris, dites-moi, quels sont vos petits bonheurs du quotidien?

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