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Les humeurs de Rosalie sur l’éloge de la lenteur

C'est jamais pareil

Avec Frédéric Tremblay

En semaine de 6 h à 9 h

Les humeurs de Rosalie sur l’éloge de la lenteur

Audio fil du vendredi 27 septembre 2019
Rosalie Dumais-Beaulieu devant un paresseux.

Dans sa chronique hebdomadaire, Rosalie Dumais-Beaulieu fait l'éloge de la lenteur!

Photo : Radio-Canada

La rentrée scolaire est derrière nous et pour la plupart le retour au travail est déjà fait. Habituellement, le mois de septembre est le mois idéal pour se lancer de nouveaux défis pour la prochaine année. À mesure que les jours défilent, les pages d'agenda tournent de plus en plus vite. Sur chaque page, de plus en plus de gribouillis. Les listes se multiplient et se colorient à mesure que les journées raccourcissent. Cette course à la to-do m'épuise. Je commence à peine à le réaliser et j'ai choisi de ralentir avant de trop m'essouffler.

Un texte de Rosalie Dumais-Beaulieu

En fait, je pense que j’ai un problème avec l’ambition. C’est un texte publié dans le magazine Urbania qui me l’a fait comprendre. On y posait une question toute simple : et si l’anti-ambition était la clé du bonheur? L’anti-ambition, c’est être heureux sans nécessairement s’accomplir selon les codes de réussite dominants. Pas obligé d’avoir du succès. Cette lecture m’a secouée, puis amortie et ralentie. Exactement ce que je voulais, sans le savoir. J’aspire à un travail plus slow, des voyages slow, un quotidien slow, une vie slow toute. Et ça tombe bien, il y a un grand mouvement qui voit le jour ces dernières années : la slowlife. Le principe? Débrancher, reculer, souffler, respirer.

Étant issu de la génération des hyper anxieux, mettre une croix sur l’ambition et la vitesse est à la fois une abomination et une libération. J’ai établi mon nid en dehors de la zone confortable. Je me pousse volontairement sur un tapis roulant qui est surchargé d’activités, d’occupations de buts avec pas d’horizon. Et ça m’a toujours plu. Débarquer du tapis pour moi, c’est abominable et non-envisageable parce que c’est ce qui me définit. On m’a tellement martelé que le travail était primordial, qu’il fallait courir pour gravir les échelons et plus on les attrape vite, plus on est hot.

Mais j’ai en même temps envie de mettre un grand coup de frein à tout ça. Mettre les breaks dans le tapis de feu roulant. Je pense que ça va être mon défi pour la prochaine année : rouler au ralenti. Se contenter de peu et être ben correct avec ça. Reconnaître la valeur de ce qu’on a et laisser tranquille tout ce qu’on n’a pas. Arrêter de dire oui à tout et embarquer seulement dans les choses qui nous tentent. Arrêter de courir après quelque chose qu’on pense qu’on devrait atteindre, avoir, réussir. Oui, c’est de la simplicité volontaire, mais revisitée dans le monde professionnel et personnel, pas seulement matériel.

J’ai peut-être un peu l’air d’une gourou de la psycho pop pas assez qualifiée pour en parler à des milliers d’auditeurs un vendredi matin. Mais être jeune et être déjà essoufflée, ça me fait réaliser que la terre spin déjà assez vite comme ça, pas obligé d’en rajouter avec le surbooking, la surenchère des to-do listes sur-pleines, le surmenage, le surtoute. Moi je deviens slowtoute.

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