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Frederic Tremblay
Audio fil du vendredi 20 septembre 2019

Les humeurs de Rosalie sur son fameux bouilli de légumes

Publié le

Rosalie devant des paniers de fruits et légumes.
Rosalie parle de son premier bouilli de légumes dans sa chronique.   Photo : Radio-Canada

Cette semaine, je me suis fait un bouilli de légumes. Pendant qu'il se laissait désirer dans l'eau chaude, j'ai eu une pensée pour mes légumes, poussés, élevés, récoltés, et finalement cuisinés au Québec. Je les trouvais beaux mes légumes dans le fond de la casserole, à se laisser bercer par les bulles pendant des heures et des heures. Et je savais qu'ils allaient être bons mes légumes, c'était sûr et certain.

Ça me rend tellement heureuse ce genre de petites affaires, que je ne pouvais faire autrement que de voler quelques minutes de notre précieux temps d’antenne pour voir s’il n’y aurait pas d’autres fous comme moi.

Est-ce qu’il y en a d’autres qui trépignent d’impatience à l’idée d’aller acheter des légumes au marché? Qui n’aime pas les carottes qui goûtent encore la terre? Qui n’aime pas se vanter que ce concombre-là, il pousse à Saint-Félicien même au milieu de l’hiver? Est-ce que je suis la seule qui trouve les courbes et les couleurs des courges d’automne irrésistibles? Je pourrais m’asseoir dans un champ de bleuets et me nourrir exclusivement de ça. Je rêve à l’idée d’aller chercher des pommes directement de l’arbre bientôt. Mon ultime gâterie, c’est quand j’achète mon pain à la boulangerie du coin.

Vous avez compris, je tripais sur mon bouilli parce qu’il était signé local. C’est sûr que je suis contente aussi quand je mange une toast au beurre d’arachides avec une banane ou encore que je me fais du guacamole aux avocats. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser à tous les kilomètres que parcourent mes fruits et légumes exotiques.

Je ne trouve pas ça normal que ma bouffe voyage plus que moi.

Rosalie Dumais-Beaulieu

Je suis devenue un peu folle et je repère les étiquettes de provenance de chaque aliment. Je calcule, je localise, je réfléchis, je choisis et je mets dans le panier. Une opération qui semble complexe, mais qui me prend cinq secondes de plus que d’habitude. Je suis la folle du bon manger bien de chez nous qui l’acclame haut et fort à la radio publique.

Si vous avez envie vous aussi de prouver votre amour pour la bouffe d’ici, il y a un défi pour vous. Pendant tout le mois de septembre, l’organisme Zone boréale organise le défi manger 100 % local. On peut le faire pendant tout le mois, quelques fois par semaine, ou encore une seule journée, le 21 septembre prochain.

Quel hasard, le 21 septembre, c’est demain! Et quel bonheur, manger local, c’est beaucoup plus facile qu’on pense! Le 21 septembre, c’est une seule journée, mais si elle se multiplie, elle aurait peut-être le pouvoir de s’implanter dans les livres de cuisine. C’est un seul défi, mais qui pourrait porter fruit et nous faire connaître la nourriture de saison par cœur.

Le 21 septembre, ça vous donne juste assez de temps pour aller faire l’épicerie dans le champ. C’est une seule journée, mais ça a le pouvoir de semer dans votre tête l’envie d’embarquer dans mon groupe de fous de chez nous à l’année.

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