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L’aréna de hockey, un endroit glacé et générateur de grandes émotions

Ces lieux qui nous habitent

Avec Pierre Thibault

Du lundi 6 au jeudi 9 janvier 2020
de 14 h à 15 h
(en rediffusion à 21 h)

L’aréna de hockey, un endroit glacé et générateur de grandes émotions

Sur une patinoire, un technicien tient un micro-perche entre un homme et une femme, les deux sur patins, qui discutent.

Pierre Thibault et Caroline Ouellette, en compagnie d'un technicien de son, au Centre Étienne-Desmarteau

Photo : Radio-Canada / Caroline De La Motte

« L'aréna fait partie des lieux des Canadiens et des Québécois; c'est un lieu de rencontre, une place publique, une église laïque », observe l'animateur Pierre Thibault au sujet du lieu où se joue l'un des sports nationaux du Canada, le hockey. Dans la dernière de cette série de quatre émissions, Caroline Ouellette, joueuse et entraîneuse de hockey, et l'animateur Serge Bouchard, un grand amateur de hockey, expliquent en quoi l'aréna représente un lieu primordial pour eux.

« J’ai toujours été une athlète qui voulait aller sur la glace avant la pratique, rester plus tard après », raconte Caroline Ouellette, qui a commencé à jouer au hockey à 9 ans, avec des garçons. Pour elle, l’aréna du Centre Étienne-Desmarteau, dans l’arrondissement montréalais Rosemont–La-Petite-Patrie, était « grandiose ».

J’avais l’impression de jouer dans un aréna de la Ligue nationale. Quand tu es tout petit, tu ne sais pas la différence.

Caroline Ouellette

Ce sport fait encore partie de sa vie, car elle est aujourd’hui entraîneuse, après une carrière couronnée de six médailles d’or au Championnat mondial féminin de hockey et de quatre médailles d’or en autant de Jeux olympiques.

Assis sur banc rouge, une femme et un homme discutent dans une chambre de joueuses et de joueurs de hockey.

Caroline Ouellette et Pierre Thibault

Photo : Radio-Canada / Caroline De La Motte

Depuis 2010, la patinoire numéro un du Centre Étienne-Desmarteau porte son nom. « C’était très rare à l’époque de voir une glace renommée en l’honneur d’une femme », reconnaît celle qui a fait sur cette patinoire ses débuts de joueuse de hockey.

La première fois que tu vois ton nom sur la glace, c’est vraiment spécial.

Caroline Ouellette
Photo de la patinoire Glace Caroline Ouellette à l'aréna Étienne-Desmarteau

La glace Caroline Ouellette au Centre Étienne-Desmarteau

Photo : Radio-Canada / Caroline De La Motte

L’aréna, un lieu sacré

Serge Bouchard était enfant dans les années 1950, dans l’est de Montréal. « Jouer au hockey était notre activité hivernale », raconte-t-il sur ces parties interminables jouées sur des patinoires extérieures.

L’animateur et anthropologue joue son premier match dans une patinoire intérieure à l’Aréna Roussin, où les joueurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) Rodrigue Gilbert (Rangers de New York), Jean Ratelle (Rangers de New York et Bruins de Boston) et Denis DeJordy (Black Hawks de Chicago) ont évolué. « À l’intérieur, il y a une sorte de protocole. Tu peux facilement t’imaginer qu’il y a des gens qui te regardent. Pour nous autres [les pee-wee], il n’y avait personne », se souvient-il en riant.

Pour Serge Bouchard, 72 ans, « il y avait une culture des arénas, mais c’était complètement différent, ça appartenait aux enfants ».

Assis dans un bureau, deux hommes sourient à la caméra.

Serge Bouchard et Pierre Thibault

Photo : Radio-Canada / Caroline De La Motte

Enfant, lorsque Serge Bouchard allait assister à un match des Canadiens de Montréal au Forum, ce « spectacle » l’éberluait. C’est également là qu’il a vu jouer les légendes Jacques Plante et Maurice Richard. De plus, il était au Forum lorsque ce dernier a marqué son 500e but en carrière, le 19 octobre 1957.

Aujourd’hui, l’expérience dans les arénas de hockey professionnel a changé, fait remarquer Serge Bouchard. « Dans le temps, on jouait notre vie et notre mort. Il y avait 16 000 personnes qui hurlaient, qui vivaient l’expérience de leur vie », explique-t-il.

Le Forum n’était pas un édifice transcendant […], mais c’était quand même écrit Le Forum. […] Ce qu’on n’avait pas en économie et en dollars, on l’avait en puissance symbolique.

Serge Bouchard
Les Canadiens de Montréal ont joué leur dernier match au Forum le 11 mars 1996.

Les Canadiens de Montréal ont joué leur dernier match au Forum le 11 mars 1996.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Le Forum a fermé ses portes en 1996. Cet espace est aujourd’hui « banalisé », précise Pierre Thibault, car il contient un cinéma, un bar sportif et des boutiques. « Le Forum était connu mondialement comme étant La Mecque, au fond. C’était LA patinoire où on joue au hockey. […] On l’a perdu parce qu’on ne l’a pas cultivé », ajoute Serge Bouchard.

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