•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le fleuve Saint-Laurent, bien plus qu’un cours d’eau navigable

Ces lieux qui nous habitent

Avec Pierre Thibault

Du lundi 6 au jeudi 9 janvier 2020
de 14 h à 15 h
(en rediffusion à 21 h)

Le fleuve Saint-Laurent, bien plus qu’un cours d’eau navigable

Sur un traversier en hiver sur un fleuve gelé, une personne regarde une ville au loin.

Québec vue d'un traversier sur le fleuve Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada / Caroline De La Motte

Tel un ami qui l'accompagne depuis l'enfance, le fleuve Saint-Laurent fait partie de la vie de Pierre Thibault. L'architecte, qui dessine aujourd'hui des maisons sur le fleuve pour des clients, rencontre deux passionnés de cet important cours d'eau nord-américain, le capitaine Dominique Lachance et la comédienne Sylvie Drapeau.

Le fleuve Saint-Laurent, le capitaine Dominique Lachance l’a presque dans la peau. Il y travaille toute l’année, soit en faisant découvrir les îles de Montmagny au moyen de son entreprise, les Croisières Lachance, ou en participant à des compétitions de canot à glace l’hiver. « Je voulais manœuvrer un bateau, avoir les mains dans l’eau, être près du fleuve », dévoile-t-il à Pierre Thibault, qui l’accompagne le temps d’une excursion fluviale.

Un homme parle à un autre qui l'écoute; les deux sont à l'extérieur en hiver.

Dominique Lachance en pleine discussion avec Pierre Thibault.

Photo : Radio-Canada / Caroline De La Motte

Avec son frère Jean-François, Dominique Lachance a repris l’entreprise familiale; ils sont d’ailleurs de dignes représentants de la septième génération de navigateurs dans la famille et ont donc appris la prudence avec le Saint-Laurent.

Il ne faut pas être téméraire avec le fleuve.

Dominique Lachance

« Les premières années [à Montréal], j’avais le sentiment d’étouffer ici », s’exclame Sylvie Drapeau. Dès qu’elle retourne dans la Côte-Nord de son enfance, la comédienne sent instantanément la bouffée d’air marin du fleuve Saint-Laurent.

Une femme sourit tandis qu'un homme lui parle; les deux sont à l'extérieur en hiver.

Sylvie Drapeau et Pierre Thibault

Photo : Radio-Canada / Caroline De La Motte

« Le fleuve est à la fois sublime, beau, grandiose, mais aussi terriblement dangereux. […] Le fleuve a tous les pouvoirs », affirme la comédienne, dont le grand frère s’y est noyé. Cette tragédie, qui a intimement marqué le destin de sa famille, est d’ailleurs racontée dans son livre Le fleuve (Leméac, 2015), ensuite adapté au théâtre. « C’est étrange que je l’aime malgré qu’il nous ait pris notre frère », affirme-t-elle.

C’est notre fleuve Saint-Laurent, mais c’est aussi notre émotivité. C’est tout nous, le fleuve Saint-Laurent. C’est beaucoup plus vaste qu’un cours d’eau qui traverse notre pays; c’est nous-mêmes, nous sommes ce fleuve, et tout ce que ça implique.

Sylvie Drapeau

Référence
Le fleuve, Sylvie Drapeau, Leméac, 2015

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi

  • L'appel du Nord

  • Récit

  • Transmission