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Le coronavirus contrarie les plans d’un marathonien d’Halifax

Ça se passe ICI

Avec Nathalie Geddry

Samedi de 11 h à 12 h,
11 h 30 à 12 h 30 à T.-N.-L.

Le coronavirus contrarie les plans d’un marathonien d’Halifax

Rattrapage du samedi 29 février 2020
Maurice Vienneau avec cinq médailles autour du cou.

Maurice Vienneau a couru les marathons de Boston, Chicago, New York, Berlin et Londres.

Photo : Radio-Canada / CBC / Diane Paquette

Le coronavirus contrarie les plans d'un marathonien des Maritimes. Maurice Vienneau, un Néo-Brunswickois originaire de Beresford qui réside à Halifax en Nouvelle-Écosse, avait déjà son billet pour le Japon, où il devait prendre le départ du marathon de Tokyo le 1er mars.

Dans l’espoir de ralentir la propagation du COVID-19, les organisateurs du marathon de Tokyo ont décidé de limiter l’édition 2020 à une poignée d’athlètes d’élite, et d’en fermer l’accès aux quelque 38 000 coureurs qui s’y étaient inscrits, dont M. Vienneau.

Le marathon de Tokyo est le seul qui manque à Maurice Vienneau dans sa poursuite de la médaille « Six Stars Finisher », qui est remise aux coureurs qui complètent six des marathons les plus prestigieux au monde, ceux de Berlin, Boston, Chicago, Londres, New York et Tokyo.

J'ai été très deçu, bien entendu. Beaucoup d'entraînement, beaucoup d’argent investi. Mais en même temps, j’ai été soulagé parce que c’était quand même inquiétant avec le coronavirus, a-t-il confié samedi à l’émission Ça se passe ici.

Il admet s’être demandé si on l’aurait mis en isolation forcée à son retour du Japon, pour s’assurer qu’il n’avait pas contracté le virus.

À 61 ans, le parcours de marathonien de Maurice Vienneau est hors du commun.

Ex-fumeur et sédentaire à partir de l’âge 16 ans jusqu’à 44 ans, il finit à renoncer à la cigarette. Les deux années suivantes, j'ai passé beaucoup de temps chez mon médecin, j'étais toujours très, très fatigué, je n'avais aucune énergie, raconte-t-il.

Heureusement, le médecin n'a rien trouvé de mal avec moi, sauf qu’au dernier rendez-vous, il m'a dit : ton problème, c’est que tu ne fais rien, se rappelle le résident d’Halifax.

C’est donc en 2004, à 46 ans, que Maurice Vienneau s’est mis à courir. Je courais d'un poteau de téléphone à l'autre, parce que c'est tout ce que je pouvais faire, plaisante-t-il.

À force de toujours courir un poteau plus loin, il s’inscrit deux ans plus tard à son premier marathon, le Bluenose à Halifax.

Maurice Vienneau affirme courir pour sa santé mentale et physique. À défaut de Tokyo, il sera à Tracadie, au Nouveau-Brunswick, le 1er mars. Il participera au Demi-marathon de l’Acadie (Nouvelle fenêtre), qui y est couru le premier dimanche de chaque mois depuis 1987. C’est sa 69e participation et il ambitionne de se rendre à 100.

M. Vienneau relate aussi avoir le projet de courir un marathon dans chaque province. Il a atteint la moitié de son objectif et compte ajouter une sixième province, la Colombie-Britannique, en octobre.

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