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Nathalie Geddry
Audio fil du samedi 1 juin 2019

Marie-Soleil Beaudoin : une arbitre d'Halifax à la Coupe du monde de la FIFA

Publié le

L'arbitre Marie-Soleil Beaudoin devant des plaques de la FIFA.
L'arbitre Marie-Soleil Beaudoin.   Photo : Radio-Canada / Nathalie Geddry

Il y aura des dizaines de milliers de personnes dans un stade parisien et encore davantage rivés à leurs écrans de télévision, qui scruteront, peut-être sans s'en rendre compte, les moindres gestes de Marie-Soleil Beaudoin le mois prochain. La résidente d'Halifax s'apprête à arbitrer des matchs de la Coupe du monde féminine de la FIFA, en France, du 7 juin au 7 juillet.

La Coupe du monde, pour un arbitre, c'est la même chose que pour les athlètes, c'est vraiment un rêve de se rendre là, dit Marie-Soleil Beaudoin, rencontrée à Halifax quatre jours avant son départ pour l'Europe.

Instructeure au département de physiologie de l'Université Dalhousie et seule femme en Nouvelle-Écosse accréditée par la FIFA, elle s'est préparée au défi professionnel qui l'attend ce mois-ci en arbitrant deux Coupes du monde des moins de 17 ans, en Jordanie en 2016 et en Uruguay en 2018. Récemment, on l'a vue sur les terrains de la nouvelle Première ligue canadienne de soccer.

Ce n'est pas ma première expérience au niveau international, mais au niveau senior, avec autant de caméras, ça va être ma première expérience, en effet, observe-t-elle.

Dans la vie, je trouve que les choses qui sont faciles deviennent ennuyantes rapidement. L'arbitrage, ce n'est jamais ennuyant. C'est toujours le défi d'avoir le match parfait.

Marie-Soleil Beaudoin, arbitre de la FIFA

Elle a expliqué à Ça se passe ici le défi physique, mental et technique que représente l’arbitrage.

Comment décrivez-vous le match parfait ?

C'est un match où, évidemment, les décisions importantes sont correctes, Mais aussi, il y a un art dans l'arbitrage de gérer les gens. Il y a beaucoup d'émotions sur un terrain, donc comment on va gérer les joueuses, leurs émotions, comment on va communiquer avec elles.

Quel est l'aspect le plus difficile ?

L'aspect mental, ou l'aspect psychologique. Parce qu'avec le niveau d'entraînement qu'on a, tant au niveau physique qu'au niveau technique, les erreurs qu'on fait, généralement ce n'est pas parce qu'on ne voit pas ce qui s'est passé, ou qu'on ne sait pas ce qu'il faut faire. C'est soit la pression, on pense à quelque chose d'autre. Donc, il y a beaucoup de travail au niveau focus, concentration, visualisation, pour être capable de performer le mieux possible lorsqu'il y a de la pression.

Vue du Parc Olympique lyonnais presque vide en avril 2019.
La finale de la Coupe du monde féminine 2019 sera jouée au Parc Olympique lyonnais, qui peut accueillir plus de 59 000 personnes à Lyon, en France. Photo : Reuters/Emmanuel Foudrot

Comment composez-vous avec la critique ? Quand les fans expriment leur mécontentement, est-ce que vous les entendez ?

On entend le bruit, mais ce n’est pas quelque chose qui m'affecte. On aime ça être dans les stades qui sont bruyants, où il y a de l'atmosphère. C'est une partie de ma job que j'aime. Le problème, c'est quand ce comportement-là arrive sur des terrains au niveau local : les parents, quand ils crient, ils sont à côté de toi. [À l'international, les partisans], ils sont loin, il y a toujours de la sécurité.

Ce doit être exigeant physiquement. Quel genre d'entraînement faites-vous ?

Je me considère comme une athlète d'élite, comme les joueuses que je vais arbitrer en France. Un entraînement, pour moi, c'est quotidien, ça fait partie de ma routine. Sur le terrain de soccer, pendant un match, on court de 10 à 12 km, ce qui est similaire à un milieu de terrain.

Pour un arbitre, ce qui est vraiment important, c'est de trouver les bons angles. Il faut voir entre les joueurs. Pour ça, on a besoin de deux, trois pas très puissants dans une direction ou une autre. C'est du travail en gymnase, pour la force et la puissance, et sur les terrains de soccer en changement de direction et en agilité.

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