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La quête d’identité parfois complexe des enfants adoptés

Ça prend un village

Avec Marie Grégoire et Vincent Graton

Le dimanche de 15 h à 16 h

La quête d’identité parfois complexe des enfants adoptés

Une douzaine de silhouettes humaines sur un fond métallique illuminé

Des silhouettes humaines dans une ville anonyme

Photo : iStock

Remonter le cours de leurs origines représente un attrait indéniable pour bien des gens qui disposent d'outils toujours plus nombreux pour y arriver. Or, les enfants adoptés ont-ils la même notion d'identité? Deux jeunes adultes issus de l'adoption en discutent avec un père qui a eu recours au système d'adoption en Chine.

Laurence Barrette a été adoptée toute jeune en Chine par une famille québécoise blanche. Le processus d’adoption étant ainsi fait, il lui est impossible de retrouver ses parents biologiques.

De toute façon, la jeune comédienne n’a pas développé une curiosité au sujet de ses origines. Elle dit même avoir longtemps ressenti une certaine colère envers ses géniteurs.

« J’ai rejeté la culture du pays. Je me disais qu’ils m’avaient abandonnée. J’ai tout fait pour me départir de cette image-là. »

Aujourd’hui, elle s’est résignée à en apprendre un peu plus sur la culture chinoise, parce que son apparence l’associe, malgré elle, à ce pays, estime-t-elle.

Une démarche satisfaisante

Pour l’animateur Nicolas Ouellet, si le processus d’appropriation de ses origines sénégalaises a été long et sinueux, il porte ses fruits, selon lui.

« J’ai souvent dit, quand j’étais plus jeune, que je suis comme une noix de coco : noir à l’extérieur, mais blanc à l’intérieur. C’est une façon de se détacher de ses origines, mais aussi de survivre au milieu pour arriver à t’intégrer à la réalité que tu vis. »

Cet enfant de parents blancs a été élevé à Québec. Depuis son adolescence, Nicolas a découvert le besoin de se réapproprier son identité, raconte-t-il. Depuis, il a développé son rapport à son afrodescendance et au Sénégal, pays de ses ancêtres qu’il désire à tout prix parcourir une première fois.

La soif d'apprendre

L’humoriste Jean-Michel Anctil est le père de trois filles adoptées en Chine de trois familles différentes. Il avait déjà un intérêt marqué pour tout ce qui touche à la culture chinoise; il a même appris le mandarin pour faciliter le contact avec la population.

« Je souhaite que mes deux plus jeunes cherchent à s’ouvrir un peu plus, à découvrir leur culture d’origine, mais je ne les forcerai pas », indique-t-il, ajoutant que l’aînée a vraiment soif d’en savoir plus.

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