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Environnement : un changement de cap vital, mais qui paraît difficile à intégrer

Ça prend un village

Avec Marie Grégoire et Vincent Graton

Le dimanche de 15 h à 16 h

Environnement : un changement de cap vital, mais qui paraît difficile à intégrer

Une autoroute bondée de véhicules.

Au Québec, plus de 40% des émissions de gaz à effet de serre sont attribuables au transport.

Photo : Getty Images / buzbuzzer

Le changement implique de faire des concessions, de modifier des habitudes ou de les abandonner carrément. En ce qui touche l'environnement, il est facile de se dire écolo parce qu'on fait son compostage religieusement, mais il est plus complexe d'agir efficacement de manière à bien protéger la planète. Trois spécialistes de la question expliquent qu'il faudra redoubler d'ardeur pour que nous cessions d'être réfractaires au changement.

Selon Catherine Morency, professeure à Polytechnique Montréal et titulaire de la Chaire de la Mobilité, nos choix ne sont pas toujours raisonnés; ils s’inscrivent souvent dans un système rigide.

« On est en confrontation entre nos droits individuels et l’impact collectif. On a là un gros enjeu », dit-elle en ajoutant qu’il est absurde de constater que la taille de voitures ne cesse d’augmenter alors que la capacité de transport du réseau routier diminue.

François Cardinal, éditorialiste à La Presse, croit que les gouvernements doivent développer des milieux durables pour encourager les comportements écolos.

« Les Québécois aiment beaucoup se comparer aux Européens. Mais nous sommes nord-américains, on a modelé un environnement qui nous modèle à son tour. C’est pour ça qu’on a tant de difficultés à changer nos comportements. »

Faire l'éducation

Pierre-Oliver Pineau, professeur à HEC Montréal et titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie, lance un appel à être visionnaire. Il cible notamment le secteur du transport des marchandises, dont la taille a triplé en 30 ans, bien au-delà du taux de croissance économique et démographique.

Il estime qu’il va falloir instaurer une taxe kilométrique, même si l’idée de payer pour la distance parcourue en rebute plusieurs.

« Ça va prendre énormément de courage et d’éducation », estime-t-il, surtout en temps de crise économique comme celle que nous vivons.

Il fait part de son optimisme, toutefois, au sujet de la quantité de solutions technologiques accessibles et abordables qui peuvent rendre nos comportements plus verts.

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