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Éric Robitaille
Audio fil du lundi 9 avril 2018

Maladie mentale : les policiers peuvent-ils bien gérer des situations délicates?

Publié le

gros plan sur le corps d'un policier qui montre sa main tenant son arme,
Chaque année, des personnes meurent dans des altercations avec les forces policières, des chiffres qui sont à la hausse.   Photo : Radio-Canada / CBC

Les agents de police sont-ils bien outillés pour gérer une situation violente où un individu souffre de maladie mentale?

Selon une enquête menée par le CBC publiée la semaine dernière, la plupart des Canadiens tués par des policiers entre 2000 et 2017 avaient des problèmes de santé mentale.

En fait, dans les quelque 400 personnes qui sont mortes au pays lors d'altercations avec la police, 70 % d'entre elles avaient des problèmes de santé mentale ou présentaient des symptômes de toxicomanie.

Des chiffres qui ne surprennent pas Alain Gagnon, agent et instructeur en formation policière au Service de police du Grand Sudbury.

« Je pense que c'est comme partout au pays. Il y a beaucoup de gens qui sont affectés par des problèmes de santé mentale, des personnes qui sont en crise et c'est la police qui est appelée pour intervenir. »

Quand la police est appelée, la famille, les amis, les proches, ont essayé de contrôler ce qui se passe, et ils ne sont plus capables.

Alain Gagnon, agent et instructeur en formation policière au Service de police du Grand Sudbury

Entre 2000 et 2017, plusieurs cas d'individus morts sous les balles ou le pistolet électrique des policiers ont été fortement médiatisés.

M. Gagnon est responsable de former les officiers sur l'utilisation responsable de la force. Il explique qu'avec le temps, les formations ont changé et misent entre autres sur le côté plus émotif des agents en service.

« On essaie toujours de s'améliorer. [...] On a depuis quelques années un programme de préparation mentale spécifique au contrôle des émotions des officiers », de préciser l'agent Gagnon.

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