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Éric Robitaille
Audio fil du mardi 24 octobre 2017

Détention provisoire plus longue pour les détenus issus de minorités visibles

Publié le

Cellule en prison avec vue sur un corridor
Cellule en prison avec vue sur un corridor   Photo : Radio-Canada / ICI Radio-Canada

Une personne noire en Ontario passe plus de temps en prison en détention provisoire qu'une personne blanche, accusée du même crime.

Selon des données obtenues par l'agence Reuters, entre 2015 et 2016, les personnes noires sont restées en prison 38 jours de plus que des personnes blanches pour des crimes liés à des armes à feu.

David Henry, criminologue et directeur général de l'Association des services de réhabilitation sociale du Québec, estime qu'il existe plusieurs facteurs pouvant expliquer cette réalité.

« Ça peut être lié à des facteurs socio-économiques, socio-culturels, qui entourent les personnes qui font en sorte que certaines décisions sont prises en ce sens. »

Les juges sont plus frileux de libérer une personne en attente de procès qu'il y a 20 ans.

David Henry, criminologue et directeur général de l'Association des services de réhabilitation sociale du Québec

En fait, il explique que les détenus issus de certaines communautés, les Autochtones ou les noirs par exemple, vivent souvent dans des conditions difficiles qui peuvent causer davantage de criminalité.

Ainsi, les commissaires aux libérations conditionnelles estiment le risque de récivide plus important, donc ne libèrent pas ces détenus en attente de procès, croit-il.

David Henry estime que la solution passe surtout par l'amélioration des conditions dans lesquelles vivent les membres des minorités visibles.

« À partir du moment vous améliorez les conditions de vie, vous réduisez les problèmes de criminalité », défend-il.

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