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Éric Robitaille
Audio fil du jeudi 6 juin 2019

Qu'est-ce que le « bon » français ?

Publié le

Julie Boissonneault en studio à Radio-Canada Sudbury
Julie Boissonneault, sociolinguiste et professeur titulaire au département d'études françaises de l'Université Laurentienne   Photo : Radio-Canada / Patrick Wright

Une sociolinguiste revient sur l'expérience d'une Franco-Ontarienne à qui l'on a reproché la qualité du français et dont la mésaventure a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Danika Degagné, une Sudburoise de 29 ans, a rapporté dans un groupe Facebook une mésaventure avec un Québécois alors qu’elle était sortie avec des amis.

Elle s’est fait dire par cet homme qu’elle ne parlait pas le vrai français, et qu’il était en guerre contre le français hors Québec.

C’est une situation que Mme Dégagné a qualifiée de bouleversante et que plusieurs Franco-Ontariens ont déjà vécue.

Ça nous est tous arrivé. Au Québec ou ailleurs, on se fait toujours reprendre ou on reçoit des commentaires de gens qui cherchent à s’approprier ou mieux placer la façon que l’on a de parler, avance Julie Boissonneault, sociolinguiste et professeure titulaire au département d'études françaises de l'Université Laurentienne.

Généralement, je les envoie promener, ajoute-t-elle.

Parfois, explique Mme Boissonneault, c’est l’accent tonique qui va faire réagir ou plus souvent, ce sont certaines prononciations qui frappent aux oreilles de ceux qui critiquent le niveau de langue d’un autre.

D’ailleurs, l’insécurité linguistique n’est pas propre à l’Ontario français. Même les Québécois l’ont connue dans un passé non lointain.

Dans les discussions sur cette insécurité, certaines personnes vont avancer que les gens devraient se donner le devoir de parler un français plus soutenu; alors que d’autres croient que les francophones devraient s’assumer, peu importe leur niveau de langue.

Pour sa part, Julie Boissonneault croit en un juste milieu entre les deux arguments.

Il y a un chercheur qui avait dit que lorsqu’on habite une maison à plusieurs étages, on n’est pas nécessairement restreint à un étage.

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