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Éric Robitaille
Audio fil du lundi 1 avril 2019

Chercheurs ontariens  :  Alexandre Poulain et la pollution par les métaux toxiques

Publié le

En photo, un homme aux bras croisés.
Ici, Alexandre Poulain, professeur en Biologie à l 'Université d'Ottawa.   Photo : Antoine Morin

Alexandre Poulain se spécialise dans l'étude des pollutions aux métaux toxiques, comme le mercure. Il s'intéresse tout particulièrement aux rôles des micro-organismes pour détecter ou éliminer ces polluants dans l'environnement.

Son projet de maîtrise l’a mené à Kenora, dans le Nord de l’Ontario, pour tenter de déterminer la provenance du mercure qu’on retrouve dans les poissons de la région. Après ses études supérieures, il a fait des études postdoctorales au MIT, aux États-Unis.

Aujourd’hui, le professeur en biologie à l’Université d’Ottawa a entamé plusieurs projets, dont un au Cambodge pour aider les agriculteurs locaux à tester pour la présence de contaminants dans les rivières.

On modifie des gènes à l’intérieur des bactéries et elles produisent de la lumière, par exemple, lorsqu’elles détectent de l’arsenic. Le but, c’était d’aider les fermiers qui doivent irriguer leurs champs avec de l’eau souterraine ou de l’eau de surface, et malheureusement les eaux souterraines sont extrêmement riches en arsenic, qui est très toxique et cause de nombreux cancers.

Alexandre Poulain, professeur agrégé au département de biologie de l’Université d’Ottawa

D’ailleurs, en plus de détecter les métaux toxiques, il cherche aussi à les éliminer à l’aide de micro-organismes du passé, en étudiant des échantillons d’ADN de différentes couches de sédiments pour voir comment ces anciens organismes ont pu se défendre contre les métaux toxiques, les comparer aux organismes actuels et en comprendre l’évolution.

Ces connaissances et son expérience avec les micro-organismes ont aussi servi pour la fabrication d’alcool.

Deux scientifiques dans un laboratoire.
Alexandre Poulain, professeur biologiste à l'Université d'ottawa en présence de son étudiante, Jessica Gaudet. Elle a contribué à l'utilisation du perméat de lait pour concevoir la Vodkow, par Dairy Distillery.   Photo : Université d'Ottawa

Alexandre Poulain a aidé l’entrepreneur Omid McDonald à créer de l’alcool à base de déchets de l’industrie laitière, dont l’élimination coûte bien cher aux fermiers ontariens.

C’est un processus qui existe depuis des milliers d’années. Notamment, les Mongols utilisaient ce genre de technique pour fabriquer de l’alcool à partir de lait de jument ou d’ânesse, lance-t-il.

M. Poulain avance aussi que la Vodkow de la Dairy Distillery à Almonte, dans l’Est ontarien, sera bientôt disponible dans les succursales de la LCBO.

Une photo de la bouteille de Vodkow.
Dairy Distillerie est située au nord-est de Toronto. C'est la seule distillerie de l'Ontario à s'être lancée dans la création de vodka, à partir de rejets de lait.   Photo : avec l'autorisation d'Omid Mcdonald

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