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Édouard Louis dénonce la violence politique dans <em>Qui a tué mon père</em>

C'est fou...

Avec Serge Bouchard et Jean-Philippe Pleau

Le dimanche de 19 h à 20 h
(en rediffusion le lundi à minuit)

Édouard Louis dénonce la violence politique dans Qui a tué mon père

L'auteur et sociologue Édouard Louis pose devant l'objectif du photographe Joël Saget à Paris, en janvier 2016.

L'auteur français Édouard Louis

Photo : Getty Images / AFP / Joël Saget

« La violence est tellement quotidienne sur les classes populaires, elle se reproduit de manière tellement systématique qu'on finit par la penser normale. » Après En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violence, l'auteur français Édouard Louis propose un nouveau regard sociologique issu de son expérience personnelle dans son roman Qui a tué mon père. Joint à Berlin, il explique comment des lois et des décisions de l'État ont dévasté le corps de son père.

Édouard Louis se dit en colère contre la violence sociale et institutionnelle qui a détruit des vies comme celle de son père. Également sociologue, l’écrivain met en lumière dans ses récits de dures réalités sur lesquelles on ferme souvent les yeux.

Je me sens contraint par la violence des dominants, du monde social, à parler de la politique. Tout ce que je fais, c’est de transmettre la vérité.

Édouard Louis, écrivain

Être contraint à la pauvreté

Né dans un milieu pauvre du nord de la France, le père d’Édouard Louis a toujours été entouré de violence sociale. Comme son grand-père, il a arrêté l’école à 15 ans et a dû gagner durement sa vie. Victime d’un accident de travail qui lui a broyé le dos, il a été harcelé pour retourner au travail sous peine de perdre son aide sociale. On lui a alors imposé le métier de balayeur, malgré sa blessure.

Édouard Louis tenait à écrire sur le corps de son père, qui incarne celui de nombreux ouvriers victimes de violence politique et sociale. Dans son livre, il aborde aussi le silence de la masculinité et la honte issue d’archétypes sociaux, dont le fait pour un homme de ne pas avoir le droit de pleurer.

Romans d’Édouard Louis

En finir avec Eddy Bellegueule (Nouvelle fenêtre), éditions du Seuil, 2014
Histoire de la violence (Nouvelle fenêtre), éditions du Seuil 2016
Qui a tué mon père (Nouvelle fenêtre), éditions du Seuil, 2018

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