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Jean-Philippe Pleau et Serge Bouchard
Audio fil du dimanche 15 avril 2018

La marche, un acte de délinquance dans un monde qui promeut la vitesse

Publié le

Un homme prend une marche au Groenland.
Un homme prend une marche au Groenland.   Photo : Getty Images / Joe Raedle

« Les marcheurs sont des résistants;, des gens qui prennent un contrepied par rapport à tous ces rythmes qui nous écrasent dans le monde, qui nous incitent à être en permanence dans le rendement et dans l'efficacité. » David Le Breton, anthropologue et sociologue, livre un plaidoyer pour la marche et la lenteur, de manière à retourner à l'essentiel.

Marcher devient ainsi une forme de résistance politique, mais dans un sens aristotélicien, dit-il. « C’est l’homme dans la cité qui en a marre d’être pris par le temps et qui veut retrouver son temps. »

« Quand on est dans la vitesse, on est toujours, immanquablement, dans le stress. Même si on aime la vitesse, on est quand même dans une tension intérieure et dans un jeu avec le risque. Dans la marche, on est dans la contemplation du monde et on n’est pas en danger. »

Marcher, un retour aux sources

« Le marcheur est toujours en prise avec son environnement, poursuit M. Le Breton. Il décide de son mouvement. Il peut s’arrêter pendant un long moment pour regarder un cortège de fourmis et accélérer le mouvement quand le soir tombe. On est son maître d’heure. »

On devient l’artisan de sa propre existence.

David Le Breton

Pour cet anthropologue, la marche est une façon de contrer « l’humanité assise qui nous caractérise aujourd’hui ». Elle permet de se sentir vivant en profitant de tous les stimuli sensoriels qu’offre l’environnement. « C’est retrouver l’élémentaire de la condition humaine, qui est trop marquée par les technologies. »

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