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Jean-Philippe Pleau et Serge Bouchard
Audio fil du dimanche 10 mars 2019

Manuel de la vie sauvage : un roman sur la technologie comme miroir du vivant

Publié le

Il sourit au micro.
Le chroniqueur et auteur Jean-Philippe Baril-Guérard   Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

Dans son plus récent roman, Jean-Philippe Baril-Guérard imagine un robot conversationnel permettant de faire exister la personnalité d'un défunt à partir des traces numériques du passé, réactualisées et prolongées par une intelligence artificielle. Une réflexion éthique sur les limites du robot comme miroir de l'homme, dans une oeuvre de fiction se voulant un miroir du réel.

Manuel de la vie sauvage raconte le parcours de Kevin Bédard, un jeune entrepreneur fondant une entreprise permettant de communiquer avec des proches décédés à partir de leurs traces numériques. « C'est une sorte de chatbot [robot conversationnel] funéraire », précise l'auteur. Le succès de ce produit le mène, peu à peu, à un grave dilemme moral.

Mon livre est un récit d’avertissement, qui imagine des dérives possibles, pour s’en prémunir. J'utilise la fiction comme miroir des grandes questions éthiques et morales de notre époque. Par la fiction, on réfléchit dans le plaisir, on est amenés à la pensée et à du contenu sociologique sans s’y attendre.

Jean-Philippe Baril-Guérard, romancier, auteur dramatique et chroniqueur

Un robot comme miroir de l'homme?

Quand l'intelligence artificielle remplace un mort, y a-t-il un problème éthique? Est-ce bien différent de l'acte de consulter la correspondance d’un défunt en vidant sa maison? Après tout, lorsqu'une personne meurt, elle subsiste sous forme de souvenirs ou de récits, que ceux-ci prennent des formes orales, matérielles ou... virtuelles.

« Dans mon roman, le [robot] devient le relais de cette narration, analyse Jean-Philippe Baril-Guérard. Mais il crée l’illusion de la présence de la personne, bernant, en quelque sorte, le cerveau de son interlocuteur, et l'on peut se demander si ça l'aide vraiment à faire son deuil. Est-ce une expérience spirituelle profonde et valable de communication avec le proche décédé, ou est-ce une fuite en avant vide de sens? C’est la grande question posée par ce livre. »

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