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Jean-Philippe Pleau et Serge Bouchard
Audio fil du dimanche 11 novembre 2018

Adoption : savoir s'apprivoiser mutuellement

Publié le

Une illustration tirée du <i>Petit Prince</i> d'Antoine de Saint-Exupéry, publié aux éditions Gallimard.
Une illustration tirée du Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry, publié aux éditions Gallimard.   Photo : Antoine de Saint-Exupéry

Il y a quelque chose qui relève du souci de l'autre dans le concept d'adoption et de famille en général. C'est d'ailleurs de ce rapport de réciprocité que naissent des liens affectifs forts, raconte Catherine Voyer-Léger, elle-même mère adoptive.

Selon elle, il y a dans cet apprivoisement mutuel un principe similaire à la rencontre entre le Petit Prince et le renard dans le livre d'Antoine de Saint-Exupéry.

« Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde. »

Antoine de Saint-Exupéry, Le Petit Prince

Pour mieux refléter le caractère mutuel de l'adoption, elle propose ainsi de transformer le verbe « adopter » en verbe pronominal, à l'image du titre du livre illustré On s'est adoptés, de Catherine Dolto.

Cette notion de réciprocité, habituellement, n'est pas présente dans la notion d'adoption.

Catherine Voyer-Léger

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