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Brun et beige, l’éditorial de Serge Bouchard

C'est fou...

Avec Serge Bouchard et Jean-Philippe Pleau

En reprise tout l'été
Du mardi au samedi de minuit à 1 h

Brun et beige, l’éditorial de Serge Bouchard

Audio fil du dimanche 25 août 2019
Photo d'époque de quatre véhicules bruns de la Société de transport de Montréal avec un homme debout devant chaque véhicule.

Des autobus de la Commission de transports de Montréal (aujourd'hui la Société de transport de Montréal – STM) des années 1960

Photo : STM

« C'était Westmount contre Hochelaga. L'autobus allait des riches aux pauvres, des pauvres aux riches sans sourciller », raconte l'animateur Serge Bouchard dans son premier éditorial de la saison. Les autobus de la Commission de transports de Montréal (aujourd'hui la Société de transport de Montréal – STM) de son enfance étaient bruns et beiges. De même que les correspondances, ces petits papiers rectangulaires que les chauffeurs poinçonnaient pour valider le passage.

Le numéro du circuit d’autobus, le nom de la rue, le terminus d’arrivée de l’autobus et le point de départ, soit l’est ou l’ouest de la ville, étaient indiqués sur ces correspondances.

Entre les points de départ et d'arrivée, sur une colonne, imprimée en tous petits caractères, se trouvait le nom de chacun des arrêts le long du parcours. Le chauffeur poinçonnait précisément ce point, soit l’intersection de l’embarquement du passager.

Ce poinçon marquait tous les jours notre point d’origine. Il nous situait dans le temps et dans l’espace.

Serge Bouchard

Les chauffeurs de ces autobus brun et beige travaillaient très fort, raconte l’animateur : ils conduisaient l’autobus, géraient les "transferts" avec leur poinçon, vendaient des billets et, en 1959, ils changeaient eux-mêmes les vitesses de la transmission. « La multitâche ne date pas d’aujourd’hui », fait-il valoir.

Ce brun et ce beige colorent ma nostalgie. Chaque trajet nous isolait toujours plus, nous éloignait de nos origines, et nous ne le savions pas.

Serge Bouchard

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