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Journée du chandail noir : tacler le racisme hors de nos vies

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h,
de 16 h 30 à 19 h au Yukon

Journée du chandail noir : tacler le racisme hors de nos vies

Des étudiants portaent un chandail noir à la Eric Hamber Secondary School à Vancouver.

De nombreux élèves portaient un chandail noir en ce 15 janvier.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms/CBC

« Aujourd'hui, j'ai vu que les personnes qui luttent contre le racisme sont beaucoup plus nombreuses, beaucoup plus bruyantes que les personnes qui sont racistes, et c'est pour ça qu'on va gagner », se réjouit Rem Dinga, entraîneur de soccer et cofondateur de la Journée du chandail noir en C.-B.

La Journée du chandail noir se déroule pour la première fois en Colombie-Britannique. La Coalition antiracisme de Vancouver a choisi le 15 janvier, journée d'anniversaire du célèbre Martin Luther King, militant dans la lutte des droits civiques aux États-Unis. L’initiative est née suite à un incident sur un terrain de soccer où se trouvait Rem Dinga : Un enfant en a traité un autre du mot en n, explique-t-il, l’idée est alors venue d’avoir une Journée du chandail noir.

Les personnes qui sont surprises [que le racisme existe encore] sont certainement les personnes qui ne le subissent pas.

Rem Dinga, entraîneur de soccer et cofondateur de la Journée du chandail noir en C.-B.
Un homme pose devant un terrain où a lieu un entrainement de soccer.

Rem Dinga a cofondé la Journée du chandail noir en C.-B.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Selon Rem Dinga, cette Journée du chandail noir est là pour lutter contre le racisme de tous les jours : Il y a un racisme systémique, qui est là et ancré, un problème de société qu’il faut aller combattre, et il y a un racisme individuel, qui a peut-être diminué ces dernières années, dit-il.

Pour l’entraîneur de soccer, la solution doit passer par l’éducation, surtout chez les jeunes. Chez les plus jeunes, je suis contre une sanction, parce que ça ne change rien. S’il a des propos racistes, c’est qu’il l'a entendu à la télé ou la maison, il n’y a que l’éducation qui marche, explique-t-il.

Ma génération est arrivée dans un monde où l’apartheid existait encore, donc la situation était différente. On était dans une société où l’on se blanchissait la peau et on se lissait les cheveux [...] et je ne veux pas ça pour mes enfants.

Rem Dinga, entraîneur de soccer et cofondateur de la Journée du chandail noir en C.-B.

La Journée du chandail noir est un franc succès selon ses organisateurs, qui ont eu que quelques jours pour faire passer leur message. Ce matin en déposant ma fille à l'école, j’ai vu des personnes de toutes les couleurs porter ce t-shirt, il faut s’unir, conclut Rem Dinga.

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