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Violence à l’égard des femmes : rester chez soi n'est pas toujours une option

Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h,
de 16 h 30 à 19 h au Yukon

Violence à l’égard des femmes : rester chez soi n'est pas toujours une option

Une femme victime de violence conjugale

La pandémie pousse à l'isolement, un problème en cas de violences conjugales.

Photo : iStock

« Il y a un problème d'isolement [...] c'est plus compliqué d'appeler une ligne d'aide ou d'écoute si on est à l'intérieur avec son partenaire violent », confie Tessy Vanderhaeghe, coordinatrice-gestionnaire d'inform'Elles.

Le 25 novembre, c’est la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Chaque année, cet événement marque le début des 16 jours d’activisme contre la violence fondée sur le genre.

En 2020, la pandémie de COVID-19 a malheureusement renforcé cette violence envers les femmes, certaines se retrouvant confinées avec leur agresseur.

Dans ce contexte, trois organismes francophones de la province, Inform’Elles, La Boussole et Réseau-Femmes Colombie-Britannique, ont mis en commun leurs ressources autour d'une campagne de sensibilisation diffusée sur les réseaux sociaux, et de deux événements.

Ces organismes ont lancé leur campagne avec un atelier de conversation bilingue sur les moyens d’identifier et combattre les violences. Les violences sont bien plus perverses qu’un coup [...] un point d’alerte est souvent lorsque le partenaire commence à devenir violent verbalement ou à rabaisser sa partenaire, note Élody Croullebois, chargée des communications et du plaidoyer de l'organisme communautaire francophone La Boussole.

Les femmes francophones ne savent pas où se tourner et nous ne savons pas où les diriger pour trouver de l’aide.

Tessy Vanderhaeghe, coordinatrice-gestionnaire d’inform’Elles.

À la Boussole, on a parmi nos bénéficiaires pas mal de femmes qui ont vécu des violences dans leur parcours, souligne Élody Croullebois. Ces organismes dénoncent le manque de ressources en français pour aider les femmes francophones victimes de violence.

Quand on a une femme victime de violence qui arrive à la Boussole, on a n’a pas toutes les ressources pour l’aider [...] il faut donner plus de moyens aux structures francophones.

Élody Croullebois, chargée des communications et du plaidoyer de La Boussole.

Tessy Vanderhaeghe souhaite que cette campagne sensibilise le plus de personnes possible à ces violences, et insiste sur la nécessité d’intervenir si l’on est témoin de signes de violence. Ça prend en moyenne 12 tentatives pour une femme pour sortir d’une situation de violence, donc ne vous découragez pas, informe-t-elle.

Un autre événement, un ciné-débat intitulé Femmes et VIH, aura lieu le mercredi 2 décembre 2020.

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