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Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h,
de 16 h 30 à 19 h au Yukon

Téléphérique Sea to Sky : pourquoi l’enquête piétine-t-elle?

Une cabine d'un téléphérique repose sur le sol.

La Gendarmerie royale du Canada considère que la rupture du câble du téléphérique Sea to Sky est un acte de vandalisme.

Photo : GRC de Squamish

« Il y a un acharnement qui semble être fait ici, et rien n'empêche que ça se reproduise », confie Michel Juneau-Katsuya, expert en sécurité et ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité.

Le 14 septembre 2020 le câble du téléphérique Sea to Sky était sectionné pour la deuxième fois. La Gendarmerie Royale du Canada a conclu que l'incident était d'origine criminelle, mais aucune piste ne semble pour l'instant ressortir de l'enquête.

Il y a un mois, afin d'accélérer le processus, la GRC a offert une récompense de 250 000 dollars pour récolter davantage d'information, mais pour l'heure il n'y a officiellement eu aucune arrestation.

[Ce type de récompense] n’est pas fréquent au Canada, et ce n’est pas fréquent avec la GRC, mais ça a été utilisé par le passé lorsqu’une enquête arrive dans une impasse, explique Michel Juneau-Katsuya.

Pour l’expert en sécurité, c’est une façon de solliciter le grand public, et les gens autour du criminel, pour inciter la délation. Cette méthode est plus généralement employée par des organisations comme Échec au crime.

Le défi pour les autorités sera de vérifier que les informations données seront contractuelles et solides.

Michel Juneau-Katsuya, expert en sécurité et ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité

Cette récompense peut sembler importante, mais « la récompense est à hauteur du dommage, ici on parle de 25 à 30 gondoles perdues, et d’une perte de revenus locaux, note l’ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité.

On parle de la coupe d’un gros câble de métal à deux reprises [...] les policiers vont essayer de déchiffrer le motif des personnes qui ont commis ce crime.

Michel Juneau-Katsuya, expert en sécurité et ancien agent du Service canadien du renseignement de sécurité

Michel Juneau-Katsuya reste tout de même confiant d’une conclusion prochaine à l’enquête : Le facteur temps n’est pas un élément que la GRC peut contrôler, mais il y a quelqu’un qui, à un moment, va parler, va s’échapper, conclut-il.

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