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Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

Notre santé mentale se dégrade avec la pandémie

Un homme cache son visage avec des mains en prière.

Ce samedi 10 octobre 2020 marque la Journée mondiale de la santé mentale

Photo : Adobe Stock

A l'initiative de l'Organisation mondiale de la Santé, la Journée mondiale de la santé mentale se tient chaque année, le 10 octobre.

Comment se rendre compte qu’on souffre d’un problème de santé mentale ? Quand ça va mal pour nous, pour les autres ou les deux, répond Philippe Roy. Selon le professeur en travail social, souvent, une personne qui a du mal à traverser des épreuves a tendance à négliger ou nier sa souffrance en mettant en place divers mécanismes, comme l’augmentation de sa consommation d’alcool, ou la tendance à créer des conflits.

Le professeur de l’Université de Sherbrooke explique la différence entre l’état dépressif et le coup de blues : La dépression s’étend sur plusieurs jours, semaines, ou mois, alors que le passage à vide peut durer quelques minutes ou quelques heures. Philippe Roy insiste sur l’effet de la dépression sur notre fonction sociale, comme être un bon père ou un bon travailleur.

L’isolement provoque la détresse.

Philippe Roy, professeur en travail social, université de Sherbrooke (Québec)

Et la pandémie n’arrange rien. Elle nous oblige à avoir une distanciation physique, ce qui, selon lui, nous prive de la protection que donne le soutien social, émotionnel, ou matériel. Il y a une augmentation de 11 % à 20 % de prescriptions d'antidépresseurs depuis la COVID-19, par rapport à l’année dernière, c’est énorme, explique Philippe Roy. Il conseille de répondre à la distanciation physique par une proximité sociale et émotionnelle, en prenant plus souvent des nouvelles de ses proches.

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