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Boulevard du Pacifique

Avec Jacques Dufresne

En semaine de 15 h 30 à 18 h

La transition écologique comme outil de relance de l’économie

Une carte du monde faite de végétaux illustrant le principe de l'écoblanchiment.

La transition écologique peut se retrouver au coeur de la relance économique, le choix dépend de nos gouvernements.

Photo : iStock

« Les partis politiques ont une responsabilité éthique et morale d'adresser la question écologique », affirme Astrid Brousselle, professeure et directrice de l'administration publique à l'Université de Victoria (UVic).

En pleine crise sanitaire et en campagne électorale, nos élus ont l'occasion de reconstruire l'économie différemment, en y mettant le social et l'environnement au centre de leurs politiques. C’est le but de la transition écologique.

La transition écologique, c’est le processus qui nous permettrait de passer du mode actuel d’organisation de notre société, un mode polluant reposant sur l’exploitation des ressources [...], vers un mode plus durable et plus équitable, explique Astrid Brousselle.

Pour la professeure en administration publique, même si l’action individuelle est nécessaire, elle n'est pas suffisante; c’est de la responsabilité des gouvernements de créer cette transition écologique. On le voit avec la crise sanitaire qu’on est en train de vivre actuellement, l’action gouvernementale est centrale pour offrir une protection et une réponse à la hauteur de la crise que l’on vit, dit-elle.

Même si on connaît les facteurs de risque, c'est difficile d’adopter des comportements si on se base que sur l’action individuelle.

Astrid Brousselle, professeure et directrice de l'administration publique à l'Université de Victoria (UVic)

L’environnement dans lequel on vit est propice pour effectuer une telle transition, note Astrid Brousselle. Selon elle, les solutions existent, ce qui manque, c’est une volonté politique d'implémenter ces solutions-là.

Pour Astrid Brousselle, les désastres écologiques doivent être gérés comme la crise sanitaire actuelle. La pollution de l'air est le première cause de mortalité au niveau mondial, c’est quelque chose que l’on entend trop peu souvent, parce que c’est un tueur invisible, dit-elle. Elle rappelle que chaque année, la mauvaise qualité de l'air tue sept millions de personnes dans le monde, sept fois plus que le coronavirus actuellement.

J’espère que la crise de COVID-19 servira d’opportunité pour accélérer la transition écologique dans le plan de relance du gouvernement

Astrid Brousselle, professeure et directrice de l'administration publique à l'Université de Victoria (UVic)

Avec la crise du COVID-19, on va avoir besoin d’un plan sérieux de relance de l’économie, mais est-ce qu’on veut relancer l’économie pour faire exactement la même chose qu’avant et de la même façon? Ou est-ce qu’on veut utiliser la crise pour soutenir des secteurs plus prometteurs, pour répondre à l’urgence climatique?, questionne-t-elle en conclusion.

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